dimanche 31 juillet 2011

L'orignal mythique

Grande nouvelle du jour: ma quatrième dent a commencé à pousser! Il s'agit de mon incisive centrale supérieure droite. C'est pour ça que je suis aussi marabout ces jours-ci!
Et que je ne dors pas beaucoup, peut-être. Je me suis encore une fois réveillée très tôt, avant sept heures, et il n'était pas question que je me rendorme. J'étais prête à me lever! Ça tombait bien car on devait aller à la plage, et on voulait y aller le matin. J'ai donc servi de réveil à toute la famille.

Pas à moi, puisque j'étais réveillé aussi. On dirait que je dors de moins en moins longtemps chaque nuit, et mes parents me trouvent très énervé pendant la journée. Hier soir, papa s'est couché avec moi, mais ça m'a pris très longtemps à m'endormir, et je me suis réveillé pendant la nuit (maman a failli débouler l'escalier en venant à ma rescousse), et je me suis réveillé tôt moi aussi ce matin.
J'entendais tout le monde en haut dans la chambre, alors j'ai décidé de monter, malgré l'interdiction d'utiliser ces escaliers. Je suis très bien capable de les monter tout seul, c'est juste que mes parents ont peur que je ne sois pas capable de resdescendre comme il faut. En tout cas, je suis allé rejoindre maman et Émilie-Anne dans le lit pour m'amuser avec elles et c'était bien plaisant.

Oui, c'était très drôle! Maman me chatouillait et je riais aux éclats.

Nous sommes ensuite descendus déjeuner et une fois habillés, nous sommes partis pour... la plage! Youppi! C'était une très belle journée ensoleillée et chaude, une journée idéale!
Mes parents avaient demandé le chemin à Anaïs avant qu'elle parte pour la fin de semaine et ils savaient qu'ils trouveraient le chemin pour la plage juste à côté d'une pancarte avec un orignal dessus. Nous avons roulé longtemps, jusqu'à l'autre bout de l'île, sans voir de pancarte orignal. Maman avait l'impression d'être dans un rallye jeep et elle trouvait ça plaisant. Papa, un peu moins, il commençait déjà à s'impatienter.
Maman a rebroussé chemin et m'a dit de guetter les pancartes, mais j'ai refusé. C'est une tâche de parents, après tout! Émilie-Anne ne pouvait pas aider non plus, puisqu'elle dormait comme une bûche à mes côtés. Rendus proche du phare, maman et papa n'avaient toujours pas vu la pancarte et maman a essayé d'appeler Gérald pour avoir plus de renseignements, mais ça n'a pas répondu. Comme papa et maman savaient qu'on peut accéder à la plage par le phare, ils sont allés se stationner là. Mais papa trouvait que ça avait l'air très loin, trop loin pour marcher avec Émilie-Anne et moi.

C'est là que je me suis réveillée. Papa m'avait sortie de l'auto. Maman a demandé à des gens qui étaient là s'ils savaient où était la plage, mais ils ne le savaient pas. Nous sommes remontés dans l'auto et nous sommes repartis. Maman a vu un chemin avec un semblant de "stationnement" et s'est mise là. Elle se disait que c'était peut-être le bon endroit puisqu'il y avait un chemin qui allait vers le fleuve. Papa m'a prise dans ses bras et maman et Thomas-Louis nous suivaient en arrière.

J'aurais préféré que maman me prenne aussi dans ses bras mais elle traînait notre sac et ne voulait pas. Elle me disait que j'étais un grand garçon et que je n'avais pas encore marché de la journée. J'ai donc suivi dans le chemin boisé, où il y avait plein de maringouins et où je me suis fait piquer (pas autant que maman, cependant).

Papa trouvait qu'on marchait pas mal longtemps et il a dit à maman qu'il ne marcherait pas une demi-heure de temps dans ce chemin. On a rencontré un tracteur et papa lui a demandé les indications pour la plage. Nous n'étions pas à la bonne place et le monsieur lui a dit que c'était où la pancarte orignal, qu'il y aurait des autos de stationnées, etc. Nous sommes retournés à l'auto, mais papa trouvait que maman et Thomas-Louis n'allaient pas assez vite et il m'a donnée à maman pour lui, prendre Thomas-Louis. Nous sommes repartis en auto. Maman gardait le sourire mais papa était de plus en plus impatient. Il a dit que si on ne voyait pas de pancarte orignal, on retournait à la maison. J'étais déçue d'entendre ça car c'était ma première chance d'aller à la plage.


Nous avons continué à rouler sans voir de pancarte orignal. Maman a vu une madame qui travaillait sur son terrain, alors elle lui a demandé où était la plage. Elle lui a dit que tout le monde nous avait parlé d'une pancarte avec un orignal dessus, mais qu'on ne la trouvait pas. La madame a dit que la pancarte orignal n'existait plus. Elle nous a dit que le chemin pour la plage était trois entrées plus loin.
Rendus là, ça n'avait vraiment pas l'air d'un chemin pour une plage et papa et maman n'ont pas osé s'y aventurer de peur d'être encore à la mauvaise place. Il n'y avait aucune auto de stationnée non plus. Nous sommes donc repartis vers la maison. En passant devant le Musée de l'École, où nous devions aller demain, papa a proposé qu'on y aille tout de suite. Maman a accepté mais elle était déçue parce qu'il faisait beau et que c'était plus une journée de plein-air à son avis.

Une visite guidée était déjà commencée mais nous avons pu nous y joindre. J'étais dans les bras de papa et j'essayais constamment d'attraper maman, je tirais ses cheveux et flattais son dos. Elle m'a finalement prise dans ses bras. J'étais contente. Je jouais avec sa boucle de nez, ses lunettes, sa bouche, et je zyeutais d'un air intéressé la montre du monsieur à côté de nous.

Moi, je trouvais ça un peu long. J'étais par terre avec Monsieur le Singe et je voulais aller dehors. Papa est finalement sorti avec Émilie-Anne et moi pendant que maman continuait la visite. Dehors, il y avait une table à pique-nique, où je me suis installé. Papa m'a donné des céréales comme collation. C'était très bon!




J'ai pour ma part joué par terre avec papa et ma doudou. Je me suis bien amusée à jouer dans le gazon et à ramasser des fleurs.





Papa me trouvait excité et trouvait que je n'écoutais pas ses consignes. Je m'éloignais trop souvent de lui et je touchais à plein de choses que je n'aurais pas dû toucher, dont un vieux tuyau et des morceaux de verre qui traînaient. Papa m'a averti plusieurs fois et m'a finalement mis en punition dans l'auto (les portes ouvertes, quand même). J'en ai pleuré un coup, tellement que maman, qui était rendue en haut de l'école, a demandé à papa par la fenêtre si tout allait bien. Moi, je ne trouvais vraiment pas que tout était correct mais maman a fini sa visite, est allée acheter des souvenirs et est ressortie après quelques minutes. Nous sommes repartis chez nous. Pendant que le dîner chauffait, j'ai eu le droit d'aller jouer "au parc" (dans l'aire de jeux) avec maman. Nous avons vu les deux moutons et j'en ai même flatté un. J'ai essayé de leur donner une fleur à manger, mais ils n'en voulaient pas, ils étaient occupés à manger de l'herbe.



J'étais plutôt fatiguée alors j'étais contente qu'on s'en aille chez nous. Je me frottais les yeux. J'avais hâte de dîner et de manger mon pâté à la viande avec du chou-fleur, même si finalement je n'en ai pas pris tant que ça (ces temps-ci, j'ai surtout envie de boire beaucoup de lait). Pour dessert, alors que Thomas-Louis avait droit à des clémentines, je n'ai pas pu en avoir. Je crois que mes parents ont encore peur que je m'étouffe, encore plus ici puisqu'il ne peut pas y avoir d'aide rapidement.


J'étais tellement content de manger des clémentines que j'ai voulu que maman me prenne en photo pour montrer tout mon bonheur.


J'aime beaucoup le goût des clémentines mais je n'aime pas tellement leur petite enveloppe. Je voudrais manger seulement l'intérieur, ce qui n'est malheureusement pas possible. J'essayais de cracher l'enveloppe mais souvent, ça ne marchait pas et je crachais la clémentine au complet. Papa a donc arrêté de m'en donner et j'ai terminé mon repas là-dessus.
Après le dîner, il y avait du balayage à faire et j'ai aidé papa, comme un grand. C'est moi qui tenais le porte-poussière.



Moi aussi je suis allée aider, mais je voulais surtout ramasser tous les morceaux et saletés avec mes mains. Maman ne m'a pas laissée faire très très longtemps. J'ai hâte d'avoir deux ans! (Mes parents - surtout papa -, un peu moins!)



Après avoir bien nettoyé le plancher, nous sommes allés faire notre sieste, Émilie-Anne et moi. Papa s'est couché avec moi et je me suis endormi très vite.



Je me suis réveillée la première après avoir très bien dormi. Papa est venu me chercher en haut et j'ai bu mon lait en attendant que maman descende (elle voulait se changer avant d'aller faire du vélo). Thomas-Louis s'est levé aussi et nous avons mangé une petite collation (des biscottes et des bananes pour lui, des bananes en morceaux pour moi).



Maman a commencé à faire le souper, mais il lui manquait de la farine pour faire épaissir la sauce de son poulet à la bière sans bière. Elle a décidé d'aller en emprunter aux voisins, ceux qui louent la maison pour la fin de semaine. Je suis allé avec elle. Nous voyez-vous tous les deux sur le petit chemin?

J'ai été très content de voir mon ami Cochonnet. Je lui ai dit: "Bonjour, Cochonnet! Comment ça va?" Il ne m'a pas répondu mais maman m'a trouvé très mignon. Je voulais aussi voir les deux moutons. Je ne les ai pas vus et maman s'est fait donner de la fécule de maïs par les voisins. Nous sommes repartis au chalet et nous sommes préparés à partir en vélo. Je voulais amener tous mes amis: Monsieur le Singe, Bruno et ma doudou. Émilie-Anne a amené sa doudou et Éléonore. Maman a dit que papa trouverait la remorque très lourde avec tout ce monde dedans!



Sur la photo, Émilie-Anne a l'air un peu fâchée parce que j'ai mis ma main dans sa figure. Elle est très susceptible...



Thomas-Louis passe son temps à me pousser et essayer de me taper. C'est pour ça que je réagis autant quand il ose me toucher! Ça m'a vraiment insultée qu'il mette sa main dans ma figure... Je me suis quand même calmée vite et nous sommes partis faire notre petite promenade d'avant souper. Il faisait encore beau et chaud, c'était plaisant.



Nous sommes revenus pour manger notre poulet et je suis resté dehors avec papa, sur la terrasse. Je buvais de l'eau en attendant que le souper soit prêt.



Moi, j'étais encore prise dans la maison et je ne trouvais pas ça juste du tout. J'ai pleuré un peu pour sortir et papa m'a prise pour me faire faire un tour de la terrasse, pour que je voie qu'il n'y avait rien de si excitant là.



Pendant le souper, papa a parlé du voyage à Barcelone de maman, alors j'ai voulu écouter la chanson Barcelone de Jean Leloup. Maman me l'a mise et après, je voulais la réécouter mais papa a dit qu'on allait écouter d'autre musique. J'ai dit: "Passe-Partout, peut-être?", et maman m'a mis plusieurs chansons de Passe-Partout, puis de Henri Dès, puis de la Bottine Souriante, et j'avais fini de manger et je dansais sur le plancher.



Je dansais aussi dans ma chaise haute et j'avais bien du plaisir. Je riais et criais. J'ai débarqué de ma chaise haute à mon tour et Thomas-Louis a encore essayé de me voler ma doudou! Grrr! Maman l'a bien puni en mettant Monsieur le Singe hors de sa portée pour deux minutes.



Je n'aime pas du tout quand maman fait ça, même si je sais que c'est un peu mérité... J'en pleure un coup à chaque fois.
Cette fois-ci, Monsieur le Singe était rendu dans son "manège pour singes". C'est papa qui l'a mis là. Même si Monsieur le Singe semblait bien s'amuser là-haut, je pleurais quand même en espérant le ravoir au plus vite. J'ai quand même dû attendre les deux longues minutes.



Je jouais en-dessous de la table avec ma doudou et Thomas-Louis est venu me rejoindre. Je suis capable de me mettre debout en-dessous de la table sans me cogner. Thomas-Louis n'a pas fait attention et lui, il s'est frappé la tête plusieurs fois. Maman lui a dit que ce n'était peut-être pas une si bonne idée de jeu pour lui finalement...
J'ai pris mon bain avec maman mais je n'ai pas pu me brosser les dents, car nous avons perdu ma brosse à dents depuis ce matin! J'en suis fort attristée mais j'imagine que nous allons la retrouver assez vite. J'ai bu mon lait avec papa pendant que Thomas-Louis se faisait lire pour la centième fois l'une des histoires de pirates et Lustucru, le loup qui pue. Maman est ensuite venue me coucher dans mon parc, mais je ne me sens pas très fatiguée même s'il est tard.



Maman est venue me coucher à mon tour et je voulais qu'elle se couche avec moi, mais elle m'a dit qu'elle devait aller s'occuper de mon blogue. Papa faisait la vaisselle alors il ne pouvait pas venir non plus. Maman m'a dit que j'étais un grand garçon et que si j'avais besoin de quelque chose, ils seraient juste à côté. Je crois que ça va être correct, je suis bien entouré.

Je vous souhaite donc une bonne nuit, et j'espère bien avoir l'occasion de retourner à la plage demain ou mardi, si quelqu'un peut nous montrer où c'est exactement!...

samedi 30 juillet 2011

Des bleus et des bosses - et un phare

Hier soir, ça m'a pris beaucoup de temps à m'endormir, même si papa s'est couché un peu avec moi. Une fois qu'il a été sorti de ma chambre, j'ai décidé de me coucher par terre. Je m'étais installé sur les oreillers avec tous mes toutous. Papa est venu voir dans ma chambre et m'a donné mes couvertures, puisque je ne voulais plus retourner sur mon lit. Finalement, maman est venue un peu plus tard et m'a remis dans mon lit. Je me suis endormi, pour me réveiller un peu plus tard à cause de l'orage électrique. Il ventait et il y avait du tonnerre et des éclairs. J'ai montré la fenêtre à maman et elle a fermé la vitre un peu pour que j'entende moins tous les bruits. Je me suis rendormi et me suis réveillé le premier, vers 7h30.

Ce n'est pas vrai que Thomas-Louis s'est réveillé le premier! Ça a été moi encore une fois, très tôt, trop tôt. Il n'était même pas six heures et papa n'a même pas voulu aller me chercher de lait. Plus tard, je me suis manifestée à nouveau (vers 6h15) et là, il est allé m'en chercher un. Je l'ai bu et je me suis rendormie jusqu'à certainement huit heures. J'ai bien dormi! Maman est descendue à la salle de bain avant que je me réveille, alors je n'ai même pas pleuré. Elle est ensuite restée en bas avec Thomas-Louis.

Nous avons lu une histoire de pirates et j'ai partagé une poire avec maman: elle me donnait des bouchées de temps en temps. Elle a ensuite préparé le déjeuner pendant que je buvais mon lait.

Il m'est arrivé un petit problème pendant que nous déjeunions... je me suis légèrement étouffée avec un morceau de poire. Très légèrement, mais mes parents, qui sont encore un peu nerveux par rapport aux étouffements, ont eu bien peur et ils trouvaient que j'avais l'air prise après (surtout papa). Maman disait que j'étais pas mal tout le temps comme ça mais papa trouvait que non. Maman a donc appelé Gérald (notre hôte) pour savoir s'il y avait un infirmier sur l'île. Il y en a un près de chez nous et maman m'a donc amenée chez lui, au dispensaire. Il n'était pas là à notre arrivée. Maman l'a appelé avec son cellulaire (elle n'avait jamais trouvé si pratique d'en avoir un) et il lui a dit qu'il serait là dans quinze minutes. En attendant, nous nous sommes promenées dans le stationnement. Je me sentais fatiguée et j'aurais bien voulu m'endormir, le nez dans ma doudou. J'ai fait quelques bons rots et après ça, maman trouvait que j'avais l'air de mieux respirer. Il faut dire que quand je me suis "étouffée", j'avais eu un espèce de haut-le-coeur.



L'infirmier, Paul, est arrivé comme prévu et il m'a examinée. Juste à me regarder, il trouvait que j'avais l'air de très bien aller. Je n'étais pas bleue ni rien. Maman a dit que si j'avais été bleue, elle aurait appelé le 911, quand même. Il m'a auscultée, a palpé mon ventre, regardé dans ma gorge et pris ma pression, puis il a dit que j'étais en pleine forme et nous sommes reparties à la maison.

Pendant que maman et Émilie-Anne étaient parties au dispensaire, papa m'a lu quelques histoires de pirates, puis il m'a habillé. Maman et ma soeur sont revenues et je suis allé jouer dehors avec papa pendant qu'Émilie-Anne faisait une sieste et que maman prenait sa douche. Je me suis promené pas mal dans le champ et c'était bien plaisant.






Je n'ai pas dormi très longtemps. Mes parents n'ont même pas eu besoin de me réveiller pour aller faire notre activité du jour. Je me suis éveillée par moi-même et j'ai bu du lait avant de partir pour le phare.

Avant notre départ, il fallait se crémer car il faisait très soleil. Je ne voulais pas que maman me crème et en me débattant, je lui ai donné un gros coup de tête sur la joue. Ça l'a tellement saisie, comme si elle avait reçu un gros coup de poing, qu'elle n'a pas pu se retenir de pleurer. Je me sentais très mal et papa était fâché que j'aie fait mal à maman comme ça. Il m'a pris par la main et m'a amené m'excuser. Pour la première fois de ma vie, j'ai fait des excuses senties. Je me sentais coupable d'avoir fait mal à maman alors je me suis excusé plusieurs fois. Maman m'a pardonné mais elle pense qu'elle va avoir un coup bleu demain.
Une fois que j'ai été bien crémé, maman voulait m'installer dans mon siège d'auto et elle m'a demandé d'aller m'asseoir à ma place. Pour faire une blague (et en espérant pouvoir rester assis là), je me suis assis sur le siège du passager, la place de papa. Hi! Hi!




Maman m'a dit que ce n'était pas ma place, alors je me suis déplacé et j'ai pris le volant. J'aurais bien aimé conduire jusqu'au phare. Je tenais très bien le volant avec mes deux mains, d'ailleurs.




Nous nous sommes rendus au phare (papa trouvait qu'il était au bout du monde) et j'ai découvert ma nouvelle vocation: j'ai décidé que ce serait moi le prochain gardien du phare. Oui oui! Je pourrais habiter là avec Florianne et nos huit enfants.




Nous avons visité quelques expositions avec plusieurs photos. Je cherchais Clara sur l'une d'elles représentant une grande famille, mais maman m'a dit qu'il s'agissait d'une famille des années trente, alors que ça faisait beaucoup trop longtemps pour que Clara soit sur cette photo. Je ne trouvais pas ça très intéressant et en plus, je n'avais le droit de toucher à rien. J'ai poussé une chaise roulante qui datait du dix-neuvième siècle et maman m'a réprimandé. J'avais hâte de retourner dehors.
Nous y sommes allés (enfin!) et j'ai vu un gros canon. C'était impressionnant.




Je suis restée dans ma poussette tout le long de la visite et papa m'a montré la mer. Je trouvais ça très beau mais j'étais aussi très intéressée par des quatre-roues qui passaient par là et qui faisaient beaucoup de bruit. Je les ai suivis du regard longtemps.





Je suis restée avec papa pendant que maman et Thomas-Louis allaient marcher plus loin sur les roches. Je n'aurais pas pu y aller dans ma poussette.

J'ai bien aimé marcher là avec maman. C'était très beau. Maman m'a demandé si j'aimais ça être là, et j'ai dit oui. C'est vrai que j'aime ça, ça sent bon et il y a toujours plein de belles choses à voir.













Maman et moi sommes ensuite allés à l'intérieur du gîte pour essayer de trouver Gérald et réussir à entrer dans le phare. Il était cependant occupé à l'étage et maman ne voulait pas le déranger. Nous n'avons donc pas pu voir de quoi ça a l'air, un phare, de l'intérieur, et avons dû nous contenter de l'extérieur.



Il y avait d'autres expositions que nous avons visitées, et dans l'une d'elles, nous avons vu la photo d'un bateau qui s'appelait Colette! Ça m'a fait penser à grand-père Daniel et Colette, bien entendu.

Il faisait très beau et papa trouvait qu'on aurait dû s'apporter un lunch et pique-niquer sur place. On ne l'avait pas fait. On est quand même restés encore un peu et je suis allé jouer dans le sable avec maman. J'ai observé l'immensité du fleuve et j'ai trouvé plein de gros bâtons.







Nous avons rencontré un monsieur avec ses deux filles de trois et six ans, maman et moi. Ils mangeaient tous une banane chacun, et j'ai dit que j'en voulais une. Le monsieur m'a donné la sienne, qu'il avait à peine entamée. Je l'ai remercié et il a jasé un peu avec maman pendant que je continuais de m'amuser en mangeant ma banane, qui était une banane bio, en plus. Miam! Ça m'a fait une bonne collation.
Après, il était temps de retourner chez nous. Je voulais absolument aller jouer dans l'aire de jeux avec maman et voir Cochonnet. Je ne l'ai pas vu mais je me suis amusé quand même à me glisser avec Monsieur le Singe. Je cherchais Florianne et j'ai demandé à maman où elle était en regardant vers la galerie. Maman m'a expliqué que Florianne était partie pour la fin de semaine. J'espère avoir l'occasion de jouer encore avec elle.

Je suis pour ma part retournée à la maison avec papa. Il préparait le dîner et je m'amusais pendant ce temps-là. Pendant qu'il mettait la table, j'ai commencé à monter le dangereux escalier. Quand papa a remarqué ce que je faisais, j'étais rendue à la quatrième marche. Il m'a reagrdée et je lui ai fait un beau sourire... avant de faire un faux mouvement et de débouler les marches. Je suis tombée sur la tête et ça a fait un gros boum. J'ai pleuré un peu mais je me suis consolée très vite avec ma doudou. Papa a eu très peur. Nous sommes sortis sur la galerie pour faire signe à maman et Thomas-Louis de venir nous rejoindre. Maman pensait que le dîner était prêt mais papa voulait surtout lui raconter ce qui venait de se passer. Il était plutôt secoué et se sentait coupable de m'avoir "mal surveillée". Maman lui a dit que ce n'était pas grave et que je n'avais aucun symptôme problématique suite à une chute sur la tête. Alors tout allait bien.
Après le dîner, j'étais très fatiguée. Je n'avais pas dormi beaucoup l'avant-midi et j'avais vécu des aventures éprouvantes. Je me suis endormie pratiquement dès que maman m'a mise dans mon parc.

Je ne me suis pas endormi aussi vite parce que j'ai fait caca une fois couché. Papa était avec moi dans mon lit, alors il m'a changé et là, j'ai pu m'endormir rapidement.

Quand je me suis réveillée de ma sieste, je n'étais pas de bonne humeur et je pleurais. Maman était couchée aussi dans la chambre, alors c'est papa qui est venu me chercher pour me donner mon lait. Thomas-Louis s'est levé à son tour et maman est descendue nous rejoindre pour que nous allions faire une balade à bicyclette.

J'étais content d'aller faire du vélo, mais je suis tannant quand papa s'arrête. Je donnais des coups de tête à Émilie-Anne, ce qui l'a fait pleurer. Pfff! Elle pleure tout le temps. Quand on s'est remis à rouler, j'étais content alors j'ai arrêté de tanner ma petite soeur.
Papa nous a ramenés à la maison, Émilie-Anne et moi, alors que maman roulait jusqu'au dispensaire pour prendre des photos. Nous avons joué dehors tous les trois et c'était plaisant.




J'étais complètement gelée parce que le temps avait beaucoup rafraîchi et que j'étais nu-pieds. Papa m'a donc fait rentrer dans la maison pour que j'aide maman à préparer le souper. Quand j'ai vu que Thomas-Louis restait dehors, lui, j'étais très fâchée et je me suis rendue jusqu'à la porte-patio en criant d'indignation. Mes parents ne m'ont tout de même pas permis de sortir et Thomas-Louis, le chanceux, a pu continuer à s'amuser dehors tout seul.
Pour souper, nous avons mangé du pâté à la viande avec du chou-fleur et du riz. Moi, je ne mangeais pas de riz mais j'ai bien aimé mon pâté et mon chou-fleur. Ça a été mon meilleur repas de la journée. Quand papa a sorti la compote de pommes, je la regardais avec envie et j'avais hâte qu'il m'en donne. J'en ai mangé beaucoup et après, j'avais encore faim pour des bananes. Miam!
J'ai encore fait un gros caca en mangeant. Mes parents trouvaient que je sentais le fond d'égoût. En plus, ma couche avait glissé un peu (maman trouve ces couches pas mal justes pour moi, alors que je n'ai pas atteint le poids maximal) alors il y avait plein de caca dans ma jupe et il y en a eu sur la douillette à Thomas-Louis. Ce soir, c'est maman qui m'a donné mon bain pendant que papa faisait la vaisselle (il avait choisi cette tâche). Je me suis mise à pleurer quand elle me lavait la figure, mais après, elle m'a brossé les dents alors j'étais très contente et je gazouillais de bonheur. J'ai eu le droit de garder ma brosse à dents pendant tout mon bain et après aussi, pendant que Thomas-Louis se lavait à son tour.

J'étais content de me laver mais maman a osé me moucher avant de me mettre dans le bain! Ça, c'est insultant, même si on respire mieux après. Je me suis bien amusé dans l'eau, à éclabousser avec mes pieds.
Maintenant que je suis tout propre, je suis prêt à boire mon lait et à lire mon histoire de pirates, comme à tous les soirs.

Je vais aussi demander à maman de me lire Lustucru, dont je connais désormais certains passages par coeur.



Moi, après m'être bien amusée avec le coffre, il est temps d'aller me mettre au lit. Je ne lis pas l'histoire avec maman et Thomas-Louis, parce que ça ne m'intéresse pas tellement, je veux surtout tirer et tourner les pages du livre et Thomas-Louis n'est pas content dans ce temps-là. J'ai bu un peu de lait, mais je n'avais pas très soif. Je suis prête à dormir, je suis bien fatiguée de ma journée riche en émotions fortes!


Comme c'est papa qui fait la vaisselle ce soir, maman vient se coucher avec moi dans mon lit. Elle n'est pas restée tellement longtemps parce que dès que la vaisselle a été terminée, elle est partie dans la cuisine pour faire de l'ordinateur. Je vais maintenant dormir, et j'espère passer une meilleure nuit cette fois-ci... En tout cas, je ne crois pas qu'il y aura d'orage...

vendredi 29 juillet 2011

Le Musée du Squelette

Ce matin, j'ai encore été la première éveillée. Il était tôt, 7h30 seulement, et cette fois-ci, je n'ai pas attendu sagement dans mon lit que mes parents bougent ou me regardent: j'ai décidé de me faire entendre. Maman est allée me chercher un gobelet de lait en espérant que je me rendorme après l'avoir bu, mais non, trop tard, j'étais réveillée pour de bon. J'ai bu mon lait et je me suis mise à jaser après pour que mes parents se lèvent. Ça a marché, youppi! Maman m'a prise dans le lit avec eux et j'avais bien du plaisir. Jusqu'à ce qu'elle s'en aille à la salle de bain. Encore une fois, je ne trouvais pas ça drôle de la voir sortir de la chambre et je me suis mise à pleurer. Papa est donc descendu avec moi et je me suis calmée une fois en bas.

Pendant qu'on déjeunait, maman nous a annoncé qu'on irait au Musée du Squelette dès qu'on serait habillés et prêts à partir. Elle m'a demandé si ça m'intéressait et j'ai dit oui! J'avais hâte de voir toutes sortes de squelettes.

Si on partait tout de suite après le déjeuner, ça voulait dire que je ne pourrais pas faire ma sieste avant de partir. Et après le repas, je commençais déjà à chigner et à me frotter les yeux... Je m'étais levée tôt, après tout! Mais rien à faire, on m'a mise dans la remorque du vélo à côté de Thomas-Louis et nous sommes partis.

Papa trouvait que ça montait pas mal au début du trajet. Maman s'était arrêtée et quand il l'a rejointe, elle l'a averti que c'était 100 fois pire en revenant puisqu'après la petite montée du début, ça descendait tout le long pour se rendre au musée. Papa trouve ça un peu fatiguant nous traîner à vélo. Il n'est pas habitué et trouve ça lourd, la remorque avec nous deux dedans. Mais d'après maman, il va s'y faire et devra s'adapter puisque nous allons encore voyager à vélo pour aller voir le Musée de l'École, une autre fois.
Nous sommes arrivés au Musée du Squelette (qui est à environ quatre ou cinq kilomètres de chez nous) en même temps qu'un groupe de gens (quatre adultes et cinq enfants). Maman ne savait pas que c'était une visite avec un guide. Quand nous sommes entrés, ça venait juste de commencer alors nous avons pu nous joindre au groupe. Un moment donné, la madame nous a demandé si nous avions un animal préféré et maman a répondu pour moi en brandissant Monsieur le Singe. La madame a d'abord parlé des dinosaures, et j'ai appris que, tout comme moi, certains d'entre eux, qui étaient herbivores, aimaient beaucoup les roches. Ils en mangeaient pour aider à leur digestion. Dans le musée, il y avait de vraies roches qui avaient déjà été avalées par de vrais dinosaures il y a plusieurs années. J'étais très content de pouvoir en toucher une.



Moi, j'ai passé la visite dans les bras de papa et ça ne m'intéressait pas vraiment. Nous nous tenions un peu à l'écart et je gigotais pour débarquer et aller jouer par terre, comme Thomas-Louis (qui n'écoutait pas si bien que ça, quoiqu'il ait l'air de vouloir dire). Lorsque la guide a terminé de parler, papa m'a montré certains squelettes de plus près, ce que je trouvais plus intéressant. J'ai entre autres pu admirer le crâne d'un crocodile. Ça ne me faisait pas peur du tout! Ça en prend plus que ça pour m'intimider, tout de même! Ce n'est pas parce que j'ai un peu peur de Cochonnet que les crocodiles m'inquiètent plus qu'il faut. J'ai même essayé d'y toucher.



Émilie-Anne peut dire ce qu'elle veut, mais, même si je jouais par terre et que je ramassais tout ce que j'y trouvais (des brindilles, des fleurs, des herbes...), j'écoutais tout de même en même temps. J'ai été attentif lorsque la guide a parlé des singes, entre autres, et qu'elle nous a montré leurs crânes. Elle m'en a même montré un de très près parce qu'elle savait que j'aimais les singes. J'étais content de cette attention.

Monsieur le Singe était très content de pouvoir voir à quoi son crâne ressemblait.




La visite durait environ une heure et après, j'étais pressé de m'en aller mais maman voulait prendre quelques photos. Papa n'arrêtait pas de lui dire de me surveiller parce qu'il avait peur que je touche à quelque chose ou que je me roule trop par terre. Quand je me suis mis à lancer Monsieur le Singe en l'air, elle me l'a confisqué. Elle avait peur qu'il tombe sur l'une des tables pleines d'os. Pour me changer les idées, la guide m'a montré les os d'une patte de singe et l'empreinte aussi, puis ensuite, une patte de loup très douce que j'ai voulu faire toucher à maman. J'ai trouvé ça intéressant et je n'étais plus si pressé de partir. J'étais quand même content de me retrouver dehors et de jouer dans le gazon. Mes parents me surveillaient de très près parce qu'il y avait un précipice juste à côté du stationnement et qu'ils avaient peur que je tombe dedans.

Dehors, il y avait le crâne d'un rorqual et maman voulait que je me fasse prendre en photo avec elle et Émilie-Anne, mais j'ai refusé.






J'étais trop occupé à cueillir un beau bouquet de marguerites, que j'ai offert à papa.




Nous sommes ensuite repartis car il commençait à pleuvoir. Papa a trouvé ça très dur de retourner chez nous (maman aussi trouvait ça fatiguant je crois, mais elle n'en parlait pas): en plus de monter tout le long, on avait le vent de face. Maman s'arrêtait de temps à autre pour nous attendre et lors de l'une de ces haltes, je voulais débarquer. Maman m'a dit qu'on n'était pas arrivés mais j'ai quand même fait un mouvement pour sortir de la remorque en écrasant un peu Émilie-Anne...



Un peu?! Je me suis réveillée en me faisant écraser par une main pleine de marguerites, j'étais très fâchée et je me suis mise à pleurer. Thomas-Louis pleurait aussi parce qu'il voulait débarquer et papa soupirait. Maman est repartie pour qu'on recommence à rouler et qu'on se calme. Je me suis rendormie assez vite une fois que Thomas-Louis a repris son côté de remorque.

Quand on est arrivés chez nous, maman était déjà allée stationner son vélo près du chalet et elle venait à notre rencontre. Anaïs, Clovis, Florianne et Cochonnet étaient aussi dehors. J'ai voulu vite débarquer pour aller voir tout ce beau monde. J'étais content de voir Cochonnet, et de voir Florianne aussi. Elle était sur la galerie et j'ai commencé à monter vers elle pour lui offrir mon bouquet de marguerites. Maman me trouvait très mignon. D'ailleurs, je ne l'avais pas dit, mais hier, dès que je l'ai vue, j'ai voulu lui prêter Monsieur le Singe. Ceux qui me connaissent bien savent que je ne prête pas souvent mon meilleur ami; la seule personne qui avait eu ce privilège jusque-là était Émile. On peut donc dire que j'ai vraiment cliqué avec Florianne dès que je l'ai vue. Peut-être que c'est ça, le coup de foudre, qui sait?

Florianne restait sur la galerie parce qu'elle avait très peur de Cochonnet, sur lequel Clovis faisait du rodéo. Je suis donc redescendu et je suis allé dans l'aire de jeux. Clovis y est allé aussi. J'étais content quand Florianne est venue nous rejoindre et qu'elle est grimpée en haut elle aussi. Ça lui a pris du temps à se décider à glisser. J'ai eu le temps de me glisser quelques fois avant. J'ai commencé à me glisser sur le ventre, comme j'avais vu Clovis faire, et je trouvais ça très plaisant. Florianne riait beaucoup quand elle me voyait glisser. Elle y est finalement allée elle aussi, puis nous nous glissions chacun notre tour. Maman trouvait qu'on jouait très bien ensemble et me trouvait fin de respecter le tour de Florianne même si j'étais plus vieux et que j'aurais pu facilement passer avant elle. Quand Anaïs est venue chercher Florianne (car ils sont partis pour la fin de semaine, snif!), elle ne voulait plus s'en aller et voulait continuer à jouer avec moi. J'aurais bien aimé qu'on la garde pour la fin de semaine, mais elle a dû partir rapidement (avant que j'aie eu le temps de proposer mon idée à maman) pour ne pas manquer le bateau. J'espère la revoir lundi.

Quand ils ont été partis, maman m'a dit qu'il était temps qu'on retourne chez nous pour dîner, où papa avait commencé à préparer du bon spaghetti, miam! Après le repas, c'était déjà l'heure de la sieste.

Ça m'a pris du temps à m'endormir. J'ai grimpé sur le bord de la fenêtre (qui est très large) et je suis tombé. Je sanglotais et papa et maman sont venus me consoler. Papa est ensuite resté avec moi et je me suis endormi.



Moi, je ne réussissais pas à dormir et mes parents ne savaient pas pourquoi. Maman est montée me voir et à la façon que j'avais de me tortiller dans ses bras, elle a pensé que j'avais mal au ventre. Elle avait raison, vous savez. Elle m'a tout de même remise dans mon lit même si je protestais avec vigueur.

Comme je continuais de me lamenter et de pleurer, elle a fini par monter me rejoindre en haut et s'est couchée sur son lit pour que je la voie. Je ne dormais pas quand même. Elle est donc allée me chercher un gobelet de lait. J'étais contente parce que j'avais soif et je l'ai bu rapidement. Après, il n'était pas question pour moi de dormir, surtout que j'avais fait caca. J'étais debout dans mon parc et je faisais de la façon à maman pour qu'elle me sorte de là.




Elle a fini par s'apercevoir que ma couche était pleine et m'a donc changée. Il était rendu quatre heures et demie et elle a décidé d'aller dehors avec moi, puisqu'elle était pas mal sûre que je ne dormirais pas.

Nous sommes allées ensemble jusqu'au camping qui appartient aussi à nos hôtes. Nous nous sommes retrouvées de l'autre côté de l'île. Maman trouvait ça drôle d'être aussi proche de l'autre bout de l'île. En même temps, elle avait l'impression d'être très loin. Pendant notre marche, j'ai découvert la nature et j'ai essayé de cueillir des fleurs.




C'était plaisant, mais je gigotais tellement dans ma poussette que, lorsqu'on était en pente, j'ai réussi à la faire renverser. J'ai pleuré un peu et maman m'a dit de faire attention. Que voulez-vous, je suis une vraie petite acrobate!

Maman trouvait que c'était un beau camping et était surprise de voir qu'il y avait autant de monde de tenté là. On a marché jusqu'au bout et on est revenues. Un monsieur nous avait dit qu'il pensait qu'il y aurait un orage. D'ailleurs, on entendait tonner de temps en temps, mais ça semblait loin. Il faisait cependant plus froid et c'était venteux (alors qu'à notre départ, il faisait beau soleil).

Sur le chemin, maman a vu des framboisiers (malheureusement, les framboises n'étaient pas prêtes), et elle a même trouvé une fraise des champs. Elle l'a cueillie et mangée et l'a trouvée bien bonne. Il y en avait une autre qui n'était pas tout à fait mûre. Sinon, m'a-t-elle dit, elle me l'aurait donnée. Elle m'a dit que ça sentait comme quand elle était jeune et qu'elle allait dans la coulée après le souper pour manger des framboises.

Maman s'arrêtait de temps en temps pour prendre des photos, et moi, j'avais envie de sortir de ma poussette. J'ai failli réussir.




Je me suis tournée complètement: il ne me restait qu'à me sortir du harnais. Maman m'a rassise à ma place avant que je puisse mener mon projet à terme.

Quand nous sommes arrivées à la maison, Thomas-Louis dormait encore. Il s'est levé peu de temps après et n'était pas de très bonne humeur.



J'ai vite retrouvé mon sourire et après avoir mangé une biscotte, je suis allé assister papa au BBQ: on mangeait du steak au poivre.



Moi, je n'ai pas tellement mangé. J'avais encore mal au ventre et je pétais très fort sur ma chaise haute (sur cette chaise en bois, ça résonne pas mal). Mes parents ne savent pas pourquoi j'ai si mal au ventre, ils se demandent ce que j'ai mangé de différent mais n'arrivent pas à trouver.




Je n'ai pas beaucoup mangé non plus, je suis donc débarqué avant tout le monde encore une fois et j'avais bien du plaisir à grimper sur le coffre avec mes toutous et la patate.



Quand maman m'a pris en photo, je lui ai demandé pour la regarder tout de suite. J'aime beaucoup ça voir les photos à mesure qu'elles sont prises.



Comme j'avais fait caca lors d'un de mes pets sonores, papa m'a amenée prendre mon bain pendant que maman faisait la vaisselle. Je me suis moins débattue que d'habitude, probablement parce que papa m'a laissé me laver avec ma brosse à dents à la main.





En effet, je ne l'ai pas dit, mais ma brosse à dents est mon grand amour. J'adore qu'on me brosse les dents - mes parents ont de la misère à m'enlever ma brosse à dents après... je fais une crise chaque fois! Dire que Thomas-Louis ne reconnaît même pas ce plaisir de la vie... Quoi de plus agréable que de se faire brosser ses trois petites dents?...



Après qu'Émilie-Anne soit sortie du bain, j'y suis allé à mon tour. L'eau était fraîche mais ça faisait mon affaire. J'ai été vite lavé et séché et prêt à boire mon lait et lire une histoire de pirates, suivie de Lustucru, bien entendu.



J'ai aussi assisté à l'histoire de pirates en buvant mon lait, mais j'étais tellement excitée que je me suis étouffée avec celui-ci et maman a demandé à papa de me prendre pour que je boive mon lait plus calmement. Ça n'a pas vraiment marché et papa disait qu'il ne m'avait jamais vue aussi excitée. Il a donc abandonné l'idée de me faire boire du lait et m'a amenée dans mon lit. C'est donc l'heure pour moi de faire un dodo et de reprendre les heures de sommeil perdues aujourd'hui...



Après Lustucru, j'ai voulu que papa vienne se coucher avec moi. Il a accepté. Je vous souhaite donc une bonne nuit maintenant et je vais aller me coucher avec lui. Je ne me sens pas très fatigué alors je ne sais pas si je vais bien dormir. On verra!

À demain!

jeudi 28 juillet 2011

Un Cochonnet qui vous veut du bien

Ah! Quelle bonne nuit j'ai passée! J'ai dormi comme une vraie petite bûche en chocolat. Je me suis agitée un peu quand j'ai entendu papa fermer les lumières en bas et monter nous rejoindre dans la chambre, maman et moi, mais je n'ai pas fait un son. Et ce matin, je me suis levée dans mon lit et j'ai surveillé mes parents sans dire un mot: j'attendais qu'ils se réveillent. Maman m'a trouvée très mignonne de faire ça et la journée a bien commencé pour tout le monde!

Moi aussi j'ai bien dormi. Je me suis endormi avec papa, et ne me suis réveillé qu'une fois, parce que j'avais perdu ma suce. J'ai dit à maman qu'elle était tombée par terre, entre la tête du lit et le mur, mais elle ne l'a pas trouvée. Elle m'en a donc donné une autre, puisqu'elle en avait acheté un paquet avant notre départ (heureusement!). Maman pense qu'il y a un genre de trou noir dans ma chambre, parce que ma brosse à dents a disparu hier, et cette nuit, ma suce (qui n'a pas encore été retrouvée, d'ailleurs).
Quand tout le monde est descendu ce matin, j'ai signifié à maman que j'étais prêt à me lever et elle est venue me chercher.
Après le déjeuner, maman est allée se chercher des vêtements avant d'aller prendre sa douche, et j'ai décidé de monter avec elle dans sa chambre. Je me suis roulé dans son lit avec elle. J'aime aller dans leur chambre à tous les trois, parce que ça semble bien mystérieux, du fait que je n'y ai pas accès la plupart du temps. C'était donc bien agréable!


Moi, je ne trouvais pas ça tellement juste de rester toute seule en bas et j'ai entrepris de monter aussi l'escalier. Je suis capable de monter toute seule, même si mes parents agissent comme si ce n'était pas le cas... Ça n'a pas été long que papa est descendu (il était monté pour prendre la photo) et est venu m'enlever de là. Pfff! Injustice!





Ce n'est pas injuste du tout. Je suis plus vieux. En plus, papa et maman ne veulent pas que je monte l'escalier moi non plus. J'ai juste été plus vite qu'eux à ce moment-là... Hi! Hi!



Après la douche de maman, il a été l'heure de nous habiller à notre tour. Maman m'a amenée dans la chambre de Thomas-Louis et m'a lancée sur le lit plusieurs fois de suite. C'était très drôle et j'aimais beaucoup ça. Papa est venu lancer Thomas-Louis à son tour. Nous avions beaucoup de plaisir tous les deux.





Maman a appelé quelqu'un pour louer des vélos pour qu'on puisse se promener sur l'île en famille. Elle ne voulait pas me coucher avant qu'il arrive pour les livrer mais j'étais chigneuse alors elle m'a mise dans mon lit pour que je fasse une petite sieste en attendant.



Moi, j'étais bien prêt à aller dehors avec maman et j'avais très hâte de revoir Cochonnet. J'ai devancé maman sur le chemin et j'ai marché d'un pas décidé jusqu'à la maison de nos hôtes.




Malheureusement, Cochonnet était caché dans la grange, sa maison, comme m'a expliqué maman. Il n'y avait que Vaurien dans l'enclos, mais je le trouve moins intéressant parce qu'il interagit moins avec moi, il est trop loin. Pour passer le temps, et espérant toujours voir apparaître mon ami Cochonnet, je suis allé jouer dans l'aire de jeux.

J'ai joué dans le sable, j'ai grimpé et me suis glissé. J'ai même réussi à me tenir par les deux anneaux.





Je voulais aller marcher sur le Chemin, mais maman avait peur que le gars des vélos arrive et qu'on le manque. Elle aimait donc mieux que nous restions dans la cour. Elle a vu un tricycle et a décidé de me le faire essayer. Elle le tirait pour que j'apprenne à pédaler mais je ne comprenais pas trop le principe et je trouvais ça difficile. Elle a aussi fait avancer le tricycle en me tenant les pieds sur les pédales et en les faisant tourner. Cependant, dès qu'elle arrêtait, je n'étais plus capable d'avancer. Il faut dire que le fait que la cour soit en gravelle (et en pente) n'aidait pas non plus; je n'étais pas capable de prendre mon élan.





Le monsieur des vélos est finalement arrivé avec sa nièce, Bianca. Pendant que maman et le monsieur discutaient de vélos, de remorque et de prix, Bianca et moi ramassions des roches. Elle m'en a même donné. Elle était gentille mais elle ne parlait presque pas et elle a lancé des roches, ce qui n'est pas bien du tout!

Je suis allé au chalet avec maman pour chercher de l'argent pour payer le monsieur, et après, ils sont partis, lui et Bianca. Nous avons attendu papa et Émilie-Anne pour aller faire notre balade à bicyclette.

Papa est venu me réveiller de ma sieste en appelant doucement mon nom. Je ne dormais pas tellement dur et je me suis éveillée tout de suite. J'étais bien prête à partir à vélo et j'étais contente de m'asseoir dans la remorque avec Thomas-Louis. C'était ma première expérience à bicyclette et j'en avais tellement entendu parler en bien par Thomas-Louis, j'avais hâte d'essayer ça!




C'était papa qui tirait notre remorque. S'il avait eu le choix, il ne l'aurait pas fait, mais c'est sur son vélo qu'était installée l'attache de la remorque. Il a donc dû forcer un peu plus que maman pour nous traîner. Hi! Hi!







Je n'ai pas tellement aimé faire du vélo. Il faisait très chaud dans la remorque. Papa avait très chaud aussi, parce qu'il s'était mis en pantalons au lieu d'en bermudas: il ne savait pas trop quelle température il faisait et hier, on gelait ici. Je me suis lamentée un peu et dès qu'on arrêtait (maman s'arrêtait de temps en temps pour nous attendre), je me mettais à pleurer.




Étant un cycliste expérimenté, je peux vous dire que c'est beaucoup plus agréable faire du vélo dans un petit siège. On voit tout, on sent tout... Dans la remorque, il fait chaud, et j'étais trop collé sur Émilie-Anne à mon goût. Chaque fois que papa s'arrêtait, je voulais débarquer, mais on me disait que ce n'était pas le moment.

On s'est rendus jusqu'au bout du chemin, puis on a encore continué, jusqu'à un chemin privé. C'est là que maman a décidé de rebrousser chemin, puis nous sommes retournés chez nous.
Nous avons joué un peu dehors avant le dîner. J'avais trouvé des pétales roses et j'aimais beaucoup les mettre dans mon camion à benne. Maman me soupçonnait de les avoir arrachés directement des fleurs mais je lui ai dit que non. En fait, elle avait raison, et elle l'a constaté lorsqu'elle m'a vu faire. Elle m'a dit qu'il ne fallait surtout pas faire ça et m'a montré les pétales déjà tombés; c'est ceux-là que je peux prendre. Mais ça ne m'intéressait pas et je n'étais pas content du tout de ne pas pouvoir prendre les pétales que je voulais.





Maman m'avait installée sur le gazon avec plein de jouets, mais, comme je voyais Thomas-Louis s'amuser sur la petite galerie, je voulais y aller aussi. J'y suis grimpée plusieurs fois mais mes parents trouvaient ça dangereux et ils m'enlevaient de là assez vite. Thomas-Louis est finalement descendu aussi et est venu nous rejoindre dans le gazon.




Ça a ensuite été l'heure de dîner. J'étais très fâché et je disais que je ne voulais pas manger. J'étais insulté vrai quand maman a voulu me laver les mains. J'ai quand même dû me plier, me laver et m'asseoir dans mon petit banc. Après, j'ai pris trois bols de nouilles. Ce n'était pas vraiment vrai que je ne voulais pas manger...

Encore une fois, en mangeant, je me suis mise à faire caca, ce qui m'a fait pleurer. J'avais plein de sécrétions et je toussais, ce qui inquiétait un peu mes parents. Mon repas s'est donc terminé en queue de poisson, encore une fois.




Pour la sieste, j'ai demandé à papa de se coucher avec moi. Youppi! Il a accepté. Il est resté avec moi jusqu'à ce que je m'endorme. Je crois qu'il s'est endormi aussi, en fait.




Je me suis réveillé en pleurant de ma sieste et maman est venue me chercher. J'ai changé de couche, Émilie-Anne aussi, puis nous avons été prêts à sortir tous ensemble pour voir Cochonnet. J'espérais que cette fois-ci, il soit à l'extérieur de son enclos.

Et il y était! J'ai enfin pu le revoir de proche. Il nous a d'ailleurs salués à notre arrivée en nous disant bonjour.





J'étais très excitée de voir Cochonnet. Je le trouvais beau et je gazouillais en m'agitant. Maman m'a prise par la main et nous le regardions manger pendant que Thomas-Louis répétait sans arrêt "Viens-t'en ici, Cochonnet!"

Cependant, quand il s'est un peu trop approché de moi, j'ai eu la peur de ma vie! Je me suis mise à hurler frénétiquement pour que maman me prenne dans ses bras, ce qu'elle a fait rapidement. Ouf!




En voyant réagir Émilie-Anne, je me suis mis à avoir un peur de Cochonnet moi aussi. Je suis allé voir les moutons, à la place, mais je n'étais pas très rassuré lorsqu'ils s'approchaient de moi et je n'ai pas voulu leur toucher. Je me suis contenté de les regarder de loin.



Après, j'ai voulu présenter Monsieur le Singe à Cochonnet, mais mon singe a eu un peu peur lui aussi. Je crois qu'il trouvait Cochonnet pas mal gros comparé à lui et qu'il avait peur de se faire manger.





Moi, je continuais d'être terrorisée chaque fois que Cochonnet venait un peu trop près du parent qui me tenait dans ses bras. Je poussais des cris lorsqu'il venait renifler les jambes de papa et maman. Ah! Quelle frousse.




Ça m'a changé les idées lorsqu'une auto est arrivée tout près de nous et qu'en sont sortis sept enfants et Anaïs, la soeur de Clara. J'étais très excitée de rencontrer Florianne, sa nièce de 21 mois, je dansais et riais pour attirer son attention. J'avais l'air à l'intéresser aussi.




De plus, nous avions un point commun: nous avions peur de Cochonnet toutes les deux et le surveillions de loin pour être sûres qu'il ne s'approche pas trop de nous. Anaïs a dit à Florianne qu'il n'y avait pas de danger et que les cochons ne mangent pas les petites filles, mais nous n'étions pas rassurées toutes les deux.




Après, Florianne est rentrée dans la maison et je suis allée jouer dans l'aire de jeux avec Thomas-Louis; j'ai joué dans le carré de sable, entre autres.




Il y avait beaucoup d'autres enfants plus vieux que moi, dont Clovis, le neveu de Clara (les autres étaient trois petites filles que je ne connais pas). J'aimais beaucoup les regarder jouer et regarder tout ce qu'ils étaient capables de faire (grimper, glisser de différentes façons...). Je les regardais avec beaucoup d'intérêt.




Ils m'ont laissé me glisser à mon tour et j'étais content de ça. Malheureusement, il a fallu retourner au chalet, car c'était l'heure de souper. Papa est resté avec moi un peu plus longtemps pendant que maman et Émilie-Anne allaient commencer à préparer le souper. Une fois rendus chez nous, je suis resté dehors avec papa, qui se préparait à manipuler le BBQ.

J'étais dans la maison avec maman et je ne trouvais pas ça juste du tout que Thomas-Louis soit dehors, le chanceux! J'ai donc crié et pleuré pour y aller aussi. Maman m'a laissée sortir et j'ai pu m'amuser avec les garçons.




À un moment donné, maman est sortie et a demandé à papa où était Monsieur le Singe. Il n'était pas dans la maison! Nous l'avions perdu! Je regardais partout en disant: "Monsieur le Singe est pas là!" Maman a pensé que nous l'avions laissé près de l'aire de jeux et, bien que j'avais enlevé mes espadrilles et que j'étais en pieds de bas, je suis quand même allé avec elle pour le retrouver. Ouf! Il était bien là, couché dans le gazon, l'âme en peine. Pauvre Monsieur le Singe! J'étais content de le retrouver.

Au souper, je ne voulais toujours pas me laver les mains ni manger. Je n'ai pas mangé beaucoup, je n'aimais pas la sorte de saucisse que maman m'avait d'abord donnée et je n'ai presque pas mangé de légumes non plus, même si c'était de bons haricots et de bonnes carottes du marché.

C'est encore moi qui ai pris mon bain en premier ce soir et ça a mieux été qu'hier. J'avais hâte de lire une autre histoire de pirates avec maman. Finalement, elle m'en a lu trois, plus Lustucru le loup qui pue. C'était bien agréable.



Pendant ce temps, je me battais avec papa pour ne pas aller prendre mon bain. J'en ai crié un coup et pleuré aussi, mais sans succès, j'ai dû me laver et me mettre en pyjama. Une fois bien propre, je suis allée rejoindre maman et Thomas-Louis et j'ai feuilleté quelques pages de Lustucru. J'ai bu un peu de lait et maman est venue me coucher. Je suis allée souhaiter bonne nuit à papa et Thomas-Louis (qui étaient couchés ensemble dans le lit de Thomas-Louis), puis au dodo! J'espère aussi bien dormir qu'hier. À demain!