mardi 2 août 2011

Dernière journée et premiers pas

C'est notre dernière journée aujourd'hui et pour la commencer en beauté, je vous annonce que ma cinquième dent a commencé à poindre! Je peux bien être marabout n'est-ce pas, avec toutes ces dents qui poussent en même temps?
Ce matin, je me suis réveillée encore assez tôt. Papa m'a donné un gobelet de lait. Maman était certaine que je ne me rendormirais pas, mais pourtant, ça a été le cas. J'ai dormi assez longtemps après ça, et j'ai été la dernière debout! C'est rare que ça arrive.

J'étais content de me lever, mais déçu en même temps puisque c'est notre dernière journée ici. J'aime beaucoup l'Ile-Verte et j'y resterais bien encore. Je peux jouer beaucoup dehors, avec d'autres enfants et des animaux, c'est très agréable!
Aujourd'hui, nous n'avions rien de prévu, alors nous avons déjeuné tranquillement.

Je suis rendue plus capricieuse à table. Je n'aime plus du tout qu'on me nourrisse à la cuillère et je ne veux plus rien savoir des céréales de bébé, à part si on me laisse les manger seule. Papa n'aime pas que je manipule ma cuillère parce que je l'échappe souvent et que je me salis pas mal, mais maman me laisse plus faire. C'est beaucoup plus long ainsi, mais au moins ça me met de bonne humeur et je mange plus de cette façon.

Après le déjeuner, j'ai eu le grand plaisir de découvrir que papa avait retrouvé ma brosse à dents! J'étais très très contente de ça et je me suis dépêchée d'aller l'attraper dans la main de papa. J'aime encore qu'on me brosse les dents, mais... j'aime mieux me les brosser toute seule. Alors des fois, je chigne un peu quand papa ou maman me les brosse, parce que j'ai hâte de pouvoir prendre ma brosse à dents moi-même et m'en servir à ma façon. Je suis de plus en plus indépendante, vous savez. Après tout, j'ai bientôt un an, je suis une grande fille!



Pendant qu'Émilie-Anne s'habillait et se brossait les dents, moi, j'écoutais de la musique sur l'ordinateur. J'aime beaucoup ça parce que depuis quelques jours, maman me met de la musique pendant les repas. Aujourd'hui, comme nous étions plus relax et que nous n'avions pas prévu sortir, j'ai pu continuer d'écouter des chansons et de danser devant l'ordinateur en attendant de m'habiller.

Papa essaie de me faire écouter les Smashing Pumpkins, mais je n'aime pas ça du tout. Il ne fait que nommer le nom du groupe et je crie : "Non!" pour qu'il sache que je ne veux pas écouter ça. Maman trouve ça drôle, parce qu'elle non plus n'aime pas trop ce goupe. J'aime d'ailleurs mieux le choix musical de maman, qui m'a fait écouter, ce matin, en plus de Passe-Partout, encore un peu de Bottine Souriante et de la Bolduc. J'aimais bien ça. Après, papa m'a mis une chanson des Editors et j'ai aimé ça aussi.


Une fois habillé, je suis allé sur la terrasse avec papa et Émilie-Anne pendant que maman restait à l'intérieur pour commencer à faire les bagages. Je m'amusais bien.

Moi, j'ai accompli tout un exploit sur la terrasse... Papa m'a fait marcher! Pour vrai, j'ai marché toute seule plusieurs fois, entre trois et cinq pas! Je suis une vraie championne, non? Papa a ouvert la porte-patio et a crié à maman de venir voir ça tout de suite. Elle était très fière de moi et m'a félicitée. Moi aussi je suis bien fière de moi, j'ai hâte de courir avec Thomas-Louis et de pouvoir me sauver de lui!


J'étais fier de ma petite soeur moi aussi et j'étais content de la voir marcher. Après, comme mes parents étaient tellement contents quand Émilie-Anne allait vers papa, j'ai voulu faire pareil moi aussi. Je faisais semblant de commencer à marcher et j'allais vers papa. Je me trouvais bien drôle et mes parents riaient aussi.

Après autant de péripéties, j'étais fatiguée et il était temps pour moi d'aller faire ma sieste. Ouf! C'est épuisant apprendre à marcher.

Moi, je suis allé jouer dehors avec maman. Je me suis bien amusé. J'ai joué dans le sable, je me suis glissé, puis j'ai vu les animaux. Les deux moutons étaient très énervés et ils se couraient après sur le terrain en allant donner de gros coups de tête à Cochonnet. Je ne les trouvais pas très gentils avec lui.


Heureusement, ils n'essayaient pas de m'attaquer, moi. Maman les surveillait étroitement parce qu'elle les trouvait vraiment énervés et que ce sont des animaux, quand même.
J'ai ensuite joué au soccer avec maman. Elle me faisait une passe et je lui renvoyais le ballon. Elle trouvait que je faisais très bien ça. Même que Cochonnet est venu nous rejoindre et a essayé d'attraper le ballon lui aussi!
Je suis ensuite allé jouer plus près de la maison. En-dessous de la galerie, j'ai trouvé une roue avec laquelle Clovis jouait hier. Je me suis amusé longtemps avec, à la faire rouler sur le gazon. Il y avait un petit talus, et j'aimais le monter et le redescendre avec ma roue.


Il y avait aussi une bicyclette à quatre roues, et j'ai voulu l'essayer. Maman m'a montré comment faire pour monter dessus moi-même et comment mettre les pieds sur les pédales. Malheureusement, elle était un peu trop grande pour moi et en plus, elle n'avait plus de chaîne alors je ne pouvais pas pédaler pour vrai. Je tenais très bien le guidon et maman me faisait avancer sur le petit chemin. Je voulais qu'on aille dans la rue, mais maman n'a pas voulu, parce qu'il fallait qu'elle me pousse et que ça aurait été un peu fatiguant. En tout cas, maman m'a dit qu'elle pensait que grand-papa Bertrand avait raison et que je n'aurais pas besoin de tricycle, que je serais capable de faire de la bicyclette à quatre roues l'année prochaine. J'ai déjà bien hâte d'avoir trois ans!
Quand maman a décidé qu'elle m'avait assez poussé, j'ai continué à jouer avec la bicyclette quand même. J'en montais et en descendais tout seul et je faisais ça comme un champion. Maman me surveillait de loin, assise à la table à pique-nique. J'ai fini par aller la rejoindre et à jouer là moi aussi. J'avais soif et j'ai demandé de l'eau à maman. Je ne voulais pas aller au chalet avec elle alors elle y est allée seule et m'a laissé m'amuser à la table. J'étais content et je me sentais très autonome. En plus, j'étais bien agencé avec la maison, comme vous pouvez constater.


Une fois maman revenue, je suis retourné m'amuser avec la bicyclette. Cochonnet est venu voir ce que je faisais. Je l'ai flatté et je lui ai dit: "Tu es gentil, Cochonnet. C'est à Thomas-Louis, ça", en parlant de la bicyclette. Je ne voulais pas qu'il me la prenne. Un cochon qui fait de la bicyclette, ça se peut, je crois?


Après nous être bien amusés, nous sommes retournés au chalet pour dîner. Nous mangions du bon pakiki, et c'est papa qui le préparait.


Je me suis réveillée quand j'ai entendu maman et Thomas-Louis rentrer. Maman est venue me chercher et m'a donné mon gobelet de lait. Après, on a appelé grand-maman Louise sur Skype. J'étais assise sur maman et j'ai vu grand-maman Louise et grand-papa Bertrand sur l'ordinateur! Je buvais mon lait mais j'étais très excitée (j'aime beaucoup les ordinateurs) et j'essayais d'appuyer sur le plus de touches possible. J'ai lancé mon gobelet par terre et finalement, maman m'a mise sur le plancher parce qu'elle me trouvait trop agitée.

J'étais très content de voir grand-maman Louise et grand-papa Bertrand. J'aime beaucoup Skype. Je pouvais parler avec eux. J'étais tellement énervé que je me suis étouffé en mangeant mes céréales comme collation. (Il m'arrive souvent de prendre une collation une demi-heure ou moins avant les repas...) Grand-maman Louise a trouvé ça bien énervant mais je me suis vite remis. Papa et maman m'ont (encore) dit de prendre des plus petites bouchées et de me calmer.

Je me suis réinstallé à ma place et j'ai pu parler à grand-maman Louise. En fait, je parlais tellement que maman avait de la misère à entendre ce que grand-maman disait. Entre autres, je n'arrêtais pas de répéter: "Fleuve! Fleuve!" parce que je voulais que maman le montre à mes grands-parents. En plus, maman ne comprenait pas ce que je disais et elle pensait que je parlais du coussin en forme de pieuvre. C'est papa qui a réussi à comprendre que je parlais du fleuve. J'aimais beaucoup avoir le fleuve si proche de moi et le voir si bien. Maman l'a montré à grand-maman et elle a trouvé que nous avions une très belle vue.


Nous avons dîné et j'aimais bien qu'on mange du spaghetti parce que dans ce cas-là, je peux le manger toute seule. Miam! Après avoir vidé mon plat, je l'ai tendu à maman pour qu'elle m'en redonne et après, je voulais que ce soit elle qui me nourrisse avec sa fourchette. Le spaghetti, c'est un peu difficile à manger, quand on prend une poignée il en tombe pas mal à côté.

Après le dîner, mes parents m'ont couchée, ainsi que Thomas-Louis. Je ne voulais pas dormir et en plus, j'ai fait caca. Maman m'a changée de couche et m'a remise dans mon lit mais il n'était pas question que je ferme l'oeil, d'autant plus que j'avais entendu que Thomas-Louis avait la permission d'aider papa à remplir l'auto, lui...

Émilie-Anne est trop petite pour remplir l'auto. Moi, je suis assez grand pour aider papa. Maman n'était pas contente que je ne dorme pas. Elle s'est même couchée avec moi, mais rien à faire: pas question que je dorme. C'est là que papa m'a invité à venir dehors avec lui. Gérald était venu le voir pour voir à quelle heure nous pouvions vider le chalet, et ils s'étaient entendus pour 16h. Il était 15h15, alors papa trouvait que ça ne valait pas la peine que je m'endorme pour si peu de temps. Et puis, je n'étais pas fatigué et je voulais profiter de ma dernière journée ici.


À force de pleurs et de cris, j'ai réussi à faire monter maman en haut. Elle a décidé que je pouvais me lever moi aussi et aller dehors avec les autres. Youppi! J'étais contente et je me suis amusée en arrière de l'auto pendant que papa la remplissait de nos bagages.


Une fois l'auto remplie, j'ai remarqué qu'il y avait plein d'enfants dehors à la maison. J'ai décidé d'aller jouer avec eux. J'ai pris le chemin tout seul et je l'ai remonté par moi-même pour aller les rejoindre. J'ai rencontré un petit garçon en tricycle et j'ai parlé pas mal longtemps avec lui. Je suis allé participer aux jeux et papa est venu me rejoindre.

Moi, j'ai marché avec maman. Je tenais son doigt et nous avons marché un bon bout de chemin ensemble toutes les deux. J'étais en pieds de pas et l'herbe était un peu mouillée, mais ça ne me dérangeait pas du tout. Quand j'ai été fatiguée de marcher, maman m'a prise dans ses bras et nous avons continué notre chemin toutes les deux. Une fois rendues près de la maison, maman m'a mise dans le gazon et je m'y suis amusée... jusqu'à ce que Cochonnet arrive et essaie de me renifler. J'ai eu peur et maman m'a reprise dans ses bras.


Même si j'avais peur de Cochonnet, quand il s'éloignait de nous, j'essayais toujours d'aller vers lui. J'essayais de confronter ma peur. Après tout, maman m'a dit plusieurs fois qu'il n'était pas dangereux.

Pendant ce temps, je m'amusais bien, et comme tous les autres enfants faisaient de la bicyclette, j'ai voulu réessayer d'en faire moi aussi. J'ai montré à papa comme j'étais bon pour monter sur le vélo et me tenir comme un grand.


J'ai ensuite joué dans l'aire de jeux. Je suis capable de monter plusieurs barreaux tout seul, et j'aurais bien voulu aller m'agripper aux barreaux d'en haut, qui sont très très haut (quand maman est dessous, elle n'est même pas assez grande pour les attraper, il faut qu'elle y monte elle aussi - elle m'a montré ça ce matin). Clovis y était, lui. Je disais que je voulais monter et il m'a demandé: "Qu'est-ce que tu veux faire, Thomas-Louis?" J'aurais aimé qu'il m'aide, mais je crois que c'était un peu difficile pour lui, même si c'est un grand. Maman nous surveillait pas mal quand elle l'a entendu me demander ça, parce qu'elle n'aurait pas trouvé ça une très bonne idée que je monte si haut.
Un moment donné, Florianne s'est réveillée de sa sieste. Youppi! J'avais hâte de la voir. Gérald est allé la chercher dans la maison et l'a installée dans le pick-up (il transportait des choses vers le chalet, puisqu'il était en train d'y faire le ménage). Je voulais aller la rejoindre et j'ai dit à mes parents que je voulais monter dans le pick-up. Papa ne voulait pas, mais maman lui a dit que ça ne dérangeait pas vraiment que j'y aille, alors j'y suis monté. C'était haut et j'ai eu un peu de difficulté, mais j'ai réussi. Je suis capable! J'ai dit: "Bonjour, Florianne. C'est toi qui conduis le pick-up?" Après tout, elle était assise derrière le volant et j'ai appris depuis que je suis ici qu'à la campagne, c'est beaucoup plus libéral et que tout est possible.


Florianne ne m'a pas répondu. Elle avait l'air un peu bongonne parce qu'elle venait de se lever. Je comprends ça!

Gérald est arrivé et m'a demandé si je voulais venir avec eux pour m'amuser dans le chalet. J'aimais mieux rester dehors alors j'ai débarqué du pick-up. À la place, j'ai joué avec Victor. Je l'aime bien aussi, mon futur beau-frère, hi! hi! Il est intéressant parce qu'il fait plein de choses plaisantes. Nous avons joué ensemble autour du foyer.


Après, il est parti faire du vélo avec son ancienne bicyclette et la chaîne s'est coincée. Il a demandé à maman de l'aider, mais elle avait Émilie-Anne dans les bras alors elle a envoyé papa s'en occuper à la place. Victor a l'air de s'y connaître en vélos. Quand il a vu que papa n'était pas capable de réparer la bicyclette, il a dit que Clovis serait capable, lui. Papa a mis la bicyclette à l'envers sur la table pour regarder de plus près, et Victor l'assistait. Il est même allé chercher un outil. J'aimerais bien vivre à la campagne et avoir accès à tous les outils moi aussi!
Pendant que les opérations avaient lieu, Cochonnet est venu jeter un coup d'oeil. Il a frotté son groin sur moi et je lui ai parlé. Je l'aime beaucoup.


Moi, je voulais aussi participer à la réparation du vélo, et j'ai fini par aller m'accrocher aux jambes de papa. C'est là que maman m'a prise. J'ai hâte d'être plus vieille et de pouvoir faire plein de choses trippantes moi aussi. Pour l'instant, on dirait que je suis toujours trop petite pour tout.

Maman m'a amenée au chalet pour qu'on aille chercher l'auto: c'était l'heure pour nous de quitter pour la traverse. Elle m'a installée dans mon siège et nous avons remonté jusqu'à la maison, où papa et Thomas-Louis nous attendaient.


En fait, moi, je n'attendais pas vraiment. D'abord, j'aurais voulu rester là pour toujours. Ensuite, je surveillais Cochonnet, qui était rendu dans la cave. Je le pointais en disant à mes parents "Cochonnet est là!" Maman m'a dit que c'était correct, que j'avais juste à le laisser faire. Deux cyclistes sont arrivés en disant: "La visite arrive!" Ils ont salué mes parents et leur ont demandé si c'étaient eux les propriétaires. Maman a montré Anaïs, qui revenait du chalet avec Florianne dans les bras. Quand Anaïs a vu que Cochonnet était rendu dans la cave à manger ses vidanges, elle y est descendue et a essayé de le faire sortir, mais sans succès. Florianne avait peur alors elle l'a mise dans les marches, près de maman. Le monsieur cycliste, qui s'appelait Sabin, est descendu dans la cave pour tenter de faire sortir Cochonnet. Il n'était pas capable non plus alors il a pris une corde et l'a attaché. Papa, Victor et Clovis attendaient à l'extérieur avec la corde dans les mains pour tirer sur Cochonnet le moment venu. Ça n'a pas fonctionné non plus. Finalement, Cochonnet est sorti et Anaïs a fermé la porte de la cave. Ça a été le moment pour nous de partir. Maman a attendu pour remercier Anaïs et la saluer. J'étais dans ses bras et Florianne était dans les bras d'Anaïs. Nous nous sommes dit "Babye!" J'espère la revoir bientôt.

Maman m'a installé dans mon siège et nous sommes partis. Snif!


Moi, on m'a laissée à l'abandon dans mon siège tout le temps que durait l'opération "Sortons Cochonnet de la cave". Mouais! Je suis vite oubliée. De toute façon, j'avais ma doudou avec moi, alors je n'ai pas pleuré. J'avais envie de m'endormir.

Une fois rendus à la tarverse... je me suis endormi.


Moi aussi.


Alors nous n'avons encore rien vu. En plus, je me suis réveillé peu de temps après. Je me reprendrai lors d'une prochaine visite, promis. D'après maman, de toute façon, c'était tellement brumeux qu'on ne voyait rien du tout.

Quand je me suis réveillée, papa m'a donné du lait à boire. Nous avons arrêté dans une halte routière dans le coin de St-Pascal puis nous avons filé à la maison. Je n'étais pas très patiente et je pleurais un peu, mais nous n'avons plus arrêté.

Ma tante Rachelle est venue nous voir pour nous apporter la clé et prendre des nouvelles de notre voyage. Nous avons passé de très belles vacances et j'ai adoré le rythme de vie à la campagne. Je vais essayer de convaincre mes parents de déménager à l'Ile-Verte...

lundi 1 août 2011

Les bouetteux ou le retour d'un amour

Cette nuit, j'ai chigné pas mal. J'avais fait un petit caca et, comme ça ne m'arrive jamais la nuit, mes parents n'ont pas pensé à vérifier ma couche. Papa m'a donné un gobelet de lait vers six heures. J'en ai bu un peu et je me suis rendormie. Vers huit heures, je me suis réveillée à nouveau, j'ai bu le reste de mon gobelet et je me suis mise à jaser pour que mes parents sachent que j'étais prête à me lever. J'ai joué un peu avec eux dans le lit, puis maman est descendue. Elle ne voulait pas qu'on traîne trop car on devait aller voir les gens qui arrivaient par le sentier de la bouette (ils devaient partir à huit heures et arriver à l'Ile vers dix heures).

Moi, j'ai très bien dormi, je me suis réveillé une fois parce que je ne trouvais plus ma suce et c'est tout. Même si j'étais seul dans mon grand lit au coucher hier soir, je me suis endormi très vite et ça a été ma meilleure nuit depuis longtemps. J'étais donc de bien bonne humeur et en pleine forme ce matin.
Nous nous sommes vite installés pour déjeuner et maman a dit qu'il faudrait se dépêcher de manger si on voulait être prêts à temps. Papa a trouvé ça drôle parce que comme d'habitude, Émilie-Anne mangeait très lentement et il ne pouvait pas la faire manger plus vite que ça.

Eh oui, c'est toujours de ma faute si on passe des heures à table. J'aime savourer chaque bouchée. De toute façon, quand je mange trop vite, on me dit de prendre mon temps parce que je vais m'étouffer. Alors il faudrait se faire une idée, non?
Je n'ai pas mangé si longtemps que ça ce matin, et une fois bien remplie de céréales et de bananes, je suis allée jouer par terre. J'aime ma doudou d'un amour profond et inconditionnel, un peu plus chaque jour, et j'aime beaucoup jouer avec et m'enrouler dedans.

Maman est allée prendre sa douche et nous a habillés, Émilie-Anne et moi. Nous étions prêts à partir un peu passé dix heures et maman avait peur de manquer les "bouetteux". En plus, avant de prendre la route, elle devait rapporter la fécule de maïs à la maison. Nous avons donc arrêté là, et maman a été accueillie par Cochonnet.




Il a failli monter dans l'auto et au moment de redécoller, maman ne savait plus où il était et elle avait peur qu'il soit rendu couché sous l'auto (il aime se coucher sous le pick-up). Elle ne voulait pas l'écraser. Papa a ouvert sa porte pour vérifier où était Cochonnet et il l'a vu, juste à côté de lui. Craignant que Cochonnet tente encore une fois de monter dans la voiture, il a vite fermé sa porte et on est partis, faisant attention aux moutons, pour ne pas les écraser non plus!




Nous avons roulé jusqu'à la traverse, même si papa et maman n'étaient pas certains que c'était là qu'il fallait aller exactement. Ils ont pris pour acquis que les bouetteux arriveraient par là puisqu'ils avaient vu le lieu où ils se rassembleraient pour dîner, juste en haut de la traverse. Nous nous sommes stationnés et avons descendu la côte pour se rendre au quai.




Au début, je ne voulais pas marcher et papa n'était pas très content. Moi non plus et je me suis mis à crier et pleurer. Maman m'a dit de venir l'aider à pousser la poussette d'Émilie-Anne, et là j'étais content. Nous tenions chacun l'une des poignées et ça a très bien été. Maman m'a remercié de mon aide précieuse.


Finalement, rendus en bas de la côte, nous avons vu les bouetteux qui étaient encore bien loin du bord. Nous ne voyions que de petits points, au début, papa pensait que c'était peut-être des poteaux mais maman a vu qu'ils bougeaient. Il y avait d'autres gens qui attendaient et qui ont dit qu'ils s'en venaient par ici, donc on a su qu'on était à la bonne place.


Comme nous attendions de les voir tous arriver, il nous restait pas mal de temps à perdre. J'ai marché sur le quai un peu mais ça stressait mes parents parce que c'était plutôt dangereux.




Moi, il n'y avait aucune inquiétude à y avoir à mon sujet car j'étais dans ma poussette. Je suis restée sur le quai avec papa et Thomas-Louis et maman sont allés explorer un peu les environs. J'étais un peu fatiguée mais j'étais de bonne humeur quand même, et j'avais ma doudou avec moi.



Avec maman, j'ai vu plein de choses trippantes, à commencer par un beau pick-up Ford avec un bouchon en forme de cavalier. Maman m'a demandé ce que c'était et je lui ai répondu: "Un cheval avec un monsieur à bicyclette". Maman trouve que je parle vraiment de mieux en mieux et pense que les gens vont trouver que j'ai progressé beaucoup quand ils vont me revoir à notre retour.




Nous avons aussi vu plusieurs bateaux qui avaient l'air échoués, vu la marée basse.




Un moment donné, j'ai même aperçu un chien semblable à celui que ma marraine et tante Cinthia vont avoir bientôt! C'est maman qui me l'a montré et qui me l'a dit. C'est un très gros chien, presque aussi gros que Cochonnet, mais pas de la même couleur.




En attendant les bouetteux, nous nous sommes installés sur un petit garde-fou jaune. Je ramassais des roches et je jouais avec Monsieur le Singe. Je devais rester de ce côté-ci, même si je voulais aller dans le "gazon", parce que maman me disait qu'il y avait un gros précipice qu'on ne voyait pas juste en arrière du foin.



Monsieur le Singe a désobéi et a marché de l'autre côté du garde-fou. Maman l'a réprimandé et lui a dit que les mêmes règlements s'appliquaient pour lui que pour moi. J'étais content de voir qu'il n'y avait pas de passe-droit pour lui. Il a ensuite marché avec moi sur le garde-fou, ça on avait le droit de le faire.




Papa et moi sommes restés au bout du quai assez longtemps, puis nous sommes allés rejoindre maman et Thomas-Louis. Les bouetteux commençaient à arriver de plus en plus nombreux, alors qu'au début, ils n'étaient que quelques-uns espacés.






À mesure qu'ils arrivaient, les gens sur le quai les applaudissaient. J'aimais bien participer moi aussi et leur donner des félicitations!



Plusieurs allaient s'asseoir sur les rochers après s'être lavé les pieds et avoir rincé leurs espadrilles - ou avant. Il y avait de plus en plus de monde. En fait, au moins 450 personnes ont participé au sentier de la bouette cette année, d'après ce que j'ai entendu des conversations autour de moi. Un monsieur disait qu'il avait compté tous les gens, mais je ne sais pas si c'était vrai.



C'était un peu long et nous, nous attendions de voir les gens que nous connaissions, c'est-à-dire la soeur de Clara, son beau-frère et ses neveux. Je jouais proche d'un trou et maman n'aimait pas ça du tout car on ne voyait pas le fond et elle avait peur que je me prenne un pied dedans. Papa trouvait ça drôle qu'elle ait peur d'un trou et moi j'aimais beaucoup mettre des choses dedans: mes roches ou le sable. Après, je voulais aller chercher mes roches mais maman m'a dit qu'elles étaient perdues à jamais. Tant pis! Il y en a tellement que j'en trouverai bien d'autres.









Plus tard, nous avons remarqué que le trou avait grossi; il avait au moins doublé de largeur. Maman a dit qu'elle avait bien raison de ne pas lui faire confiance et de le trouver dangereux.


Comme je m'ennuyais un peu, papa a proposé de me mettre sur ses épaules. J'ai accepté et on s'est promené un peu comme ça. Je voyais maintenant tout très bien.


Je n'ai pas voulu y rester très longtemps et j'ai demandé à débarquer. Je voulais être sur les épaules de maman, c'était ça, la vérité! Je lui ai demandé et elle m'a pris à son tour.



Nous nous sommes promenés sur le quai et maman faisait des bruits de cheval. C'était plaisant. Nous avons vu le Jeep de Paul l'infirmier, et maman lui a parlé (à Paul, pas au Jeep). Elle lui a dit qu'Émilie-Anne allait très bien et m'a présenté à lui. Il m'a dit que j'étais beau. Maman trouvait que son Jeep ressemblait beaucoup à celui que grand-maman Louise avait dans le temps. Il n'est pas rouge, cependant, il est plutôt gris/beige.


Nous sommes retournés vers papa et Émilie-Anne (qui s'était endormie) et je suis débarqué. Maman se sentait très légère après et avait l'impression qu'elle allait s'envoler.
Nous avons finalement vu une petite tête blonde qui approchait dans la boue. C'était Victor, le neveu de Clara. Il était avec Clovis et Gérald. Victor avait l'air bien fatigué de sa randonnée. Les deux garçons sont allés rejoindre Anaïs sur les rochers. Nous ne l'avions pas vue arriver. Elle était avec... Florianne! Je ne pensais pas qu'on allait la voir là car Clara avait dit à maman qu'Anaïs faisait la marche avec ses deux plus vieux seulement.



Maintenant que tout le monde était arrivé, maman et papa ont décidé d'aller s'acheter des pops. J'ai attendu avec papa et maman est vite revenue avec un fudge et un M. Freeze aux vrais fruits pour papa. J'ai pris une bouchée par ci, une bouchée par là, en alternant d'une friandise à l'autre. J'avais la bouche toute chocolatée! Je recommençais à être impatient et je voulais absolument pousser Émilie-Anne dans sa poussette, mais maman ne voulait pas parce qu'elle dormait et qu'elle ne voulait pas que je la réveille. Maman m'a donc proposé de l'accompagner à la poubelle pour jeter nos papiers. J'ai accepté avec plaisir. Nous sommes retournés au stand de crème glacée et la madame a ri quand elle m'a vu la bouche pleine de fudge. Elle nous a donné une napkin et maman a essayé de me nettoyer, mais c'était tout collé alors ça ne partait pas.


J'ai marché avec maman et nous avons vu les installations où les gens pouvaient se laver les pieds et rincer leurs espadrilles. J'aimais ça regarder ça. Ensuite, nous avons marché un peu vers les rochers et nous avons vite rencontré Anaïs et ses enfants. J'étais tout content de voir Florianne. Elle me tournait un peu autour aussi. Maman a parlé avec Anaïs puis nous nous sommes laissés. Florianne nous a dit "bye".


Avec papa et Émilie-Anne toujours endormie, nous avons remonté la côte et sommes retournés à l'auto. C'était l'heure de dîner.




Je me suis réveillée quand papa m'a sortie de ma poussette pour me mettre dans mon siège d'auto. Je ne savais plus trop où j'étais et je pleurais tout doucement. Je me suis vite calmée et j'étais bien réveillée en arrivant chez nous. J'ai joué dehors avec papa et Thomas-Louis pendant que maman rentrait faire chauffer le dîner. Mon inséparable doudou était évidemment à mes côtés.


Thomas-Louis est venu frotter sa tête contre la mienne. Je crois qu'il fait ça parce qu'il m'aime, mais il finit toujours par pousser le plus fort possible et par me faire tomber, ce qui fait que je me mets finalement à pleurer. Cette fois-ci, comme nous étions dans le gazon et que maman est intervenue, il n'y a pas eu de larmes.







Nous nous sommes bien amusés, puis c'était l'heure de dîner. Pendant que Thomas-Louis lavait ses mains avec papa, je commençais à manger avec maman. Miam! J'avais faim.




Encore une fois, papa trouvait que je ne mangeais pas grand-chose. Je ne voulais pas du steak, je voulais du pain. J'ai aussi mangé des pêches et des soufflés.


Après le dîner, j'ai aidé papa à balayer pendant que maman faisait la vaisselle. Puis, ça a été l'heure du dodo d'après-midi. Je ne voulais pas dormir tout de suite alors j'ai fait semblant que j'avais fait caca. Maman est venue pour me changer mais elle a vu que ma couche était vide. Elle m'a donc recouché. Papa est venu me rejoindre dans mon lit et je me suis ensuite endormi.




Moi, je ne dormais pas, je chignais, parce que moi, c'était vrai que j'avais fait caca. Maman est venue me changer et après, j'ai pu m'endormir confortablement.




Un moment donné, maman est sortie. Elle allait faire de la bicyclette. La porte a grincé et ça m'a réveillé. Je me demandais où maman s'en allait et j'étais tout troublé de ça. Papa m'a dit qu'elle ne s'en allait pas loin et qu'on pouvait se rendormir. Je suis donc replongé dans le sommeil.


À mon réveil, j'ai mangé des biscottes et nous sommes partis en auto afin de repérer la plage, puisqu'ils annoncent de la pluie demain et que nous ne pourrons pas y retourner. Anaïs avait donné d'autres points de repère à maman pour qu'elle puisse se retrouver.




Je n'étais pas contente du tout de retourner en auto et j'ai pleuré très fort tout le long du trajet. Papa n'était pas content non plus que nous réessayions d'aller à la plage. En plus, rendus là, mes parents n'étaient pas encore sûrs du chemin à emprunter alors ils ont reviré! J'ai continué à pleurer jusqu'à la maison. Là, maman a proposé qu'on aille "au parc" avec Thomas-Louis. Elle m'a mis des bas et un chandail parce que ça avait vraiment refroidi d'un coup.




Moi aussi j'ai mis mon gros chandail, et je voulais absolument mettre la capine. Nous sommes allés jouer dans le carré de sable, Émilie-Anne et moi.





C'était bien plaisant. Un moment donné, j'ai entendu des pleurs dans la maison alors j'ai tendu l'oreille.




Peu de temps après, Clovis est sorti jouer dehors, suivi de Victor. Au début, Clovis jouait avec son vélo, mais Victor est tout de suite venu nous rejoindre.
Cochonnet était aussi de la partie.




Quand je l'ai vu approcher, je me suis mise à chigner pour que maman me prenne vite dans ses bras! J'avais encore peur de lui. Pour l'éloigner de moi, Clovis et Victor ont décidé de l'emmener pour faire du rodéo avec lui. Cochonnet n'avait pas l'air content du tout et Anaïs est intervenue en leur disant qu'il n'avait pas l'air d'aimer ça. Cochonnet est allé se cacher en-dessous de la galerie. Maman trouvait que je m'étais améliorée car quand j'étais dans ses bras, j'étais moins effrayée quand Cochonnet s'approchait de nous. J'essaie de vaincre ma peur. Clovis et Victor sont revenus vers l'aire de jeux puisque Cochonnet s'était sauvé.




Les neveux de Clara sont vraiment des as grimpeurs et je trouvais ça impressionnant les regarder faire tout ce qu'ils savent faire. Par exemple, Clovis se glisse debout.





Victor a aussi essayé et je le regardais faire, tout content. J'aurais aimé être capable moi aussi.








Maman était un peu inquiète quand nous étions tous les trois sur l'air de jeux parce qu'elle avait peur que je tombe. Moi, je ne m'inquiétais pas du tout! J'étais avec des grands très habiles et habitués de faire n'importe quoi là-dessus.




Finalement, ça a malheureusement été l'heure de souper alors nous avons dû retourner au chalet. J'ai dit "bye bye" aux garçons, mais surtout à Cochonnet, à qui j'ai dit: "Babye, Cochonnet, à plus tard!"




Pendant que les garçons s'amusaient dans l'aire de jeux, moi, j'étais dans les bras de maman. Après, elle m'a remise par terre et Clovis est venu me dire que j'avais la même petite voix que sa soeur.


Nous avons soupé, puis ça a été l'heure du bain.




Je me suis lavé le premier et après, j'ai bu mon lait en attendant maman pour qu'elle vienne me lire une histoire de pirates et Lustucru. Ce soir, j'ai insisté pour qu'on s'installe sur la peau de mouton pour notre séance de lecture.




Moi aussi j'ai écouté Lustucru, mais après, papa m'a prise dans ses bras parce que j'étais tombée en m'enfargeant dans mes pieds et dans maman et je pleurais. En plus, j'aime bien les séances de lecture mais je manque toujours de déchirer les pages en voulant les tourner trop vite.


En attendant l'heure du dodo, papa m'a amenée sur la terrasse et nous avons regardé ensemble l'orage qui se préparait.





Ensuite, il m'a amenée me coucher. Bonne nuit!




Dès que j'ai mis ma tête sur l'oreiller, l'orage a éclaté. Je n'ai donc pas dormi avant longtemps. Papa est venu se coucher avec moi pour essayer de me rassurer, mais je n'arrêtais pas de rire dans ma chambre avec lui. Maman est venue avec l'ordinateur portable et j'ai vu Clara! Elle était en train de parler avec maman sur Skype. Je lui ai donc parlé un peu. Après, maman est ressortie. Là, c'est vraiment l'heure du dodo. Demain, c'est notre dernière journée ici, déjà! Toute bonne chose a une fin.


Enfin, je vous dis bonne nuit et à demain!

dimanche 31 juillet 2011

L'orignal mythique

Grande nouvelle du jour: ma quatrième dent a commencé à pousser! Il s'agit de mon incisive centrale supérieure droite. C'est pour ça que je suis aussi marabout ces jours-ci!
Et que je ne dors pas beaucoup, peut-être. Je me suis encore une fois réveillée très tôt, avant sept heures, et il n'était pas question que je me rendorme. J'étais prête à me lever! Ça tombait bien car on devait aller à la plage, et on voulait y aller le matin. J'ai donc servi de réveil à toute la famille.

Pas à moi, puisque j'étais réveillé aussi. On dirait que je dors de moins en moins longtemps chaque nuit, et mes parents me trouvent très énervé pendant la journée. Hier soir, papa s'est couché avec moi, mais ça m'a pris très longtemps à m'endormir, et je me suis réveillé pendant la nuit (maman a failli débouler l'escalier en venant à ma rescousse), et je me suis réveillé tôt moi aussi ce matin.
J'entendais tout le monde en haut dans la chambre, alors j'ai décidé de monter, malgré l'interdiction d'utiliser ces escaliers. Je suis très bien capable de les monter tout seul, c'est juste que mes parents ont peur que je ne sois pas capable de resdescendre comme il faut. En tout cas, je suis allé rejoindre maman et Émilie-Anne dans le lit pour m'amuser avec elles et c'était bien plaisant.

Oui, c'était très drôle! Maman me chatouillait et je riais aux éclats.

Nous sommes ensuite descendus déjeuner et une fois habillés, nous sommes partis pour... la plage! Youppi! C'était une très belle journée ensoleillée et chaude, une journée idéale!
Mes parents avaient demandé le chemin à Anaïs avant qu'elle parte pour la fin de semaine et ils savaient qu'ils trouveraient le chemin pour la plage juste à côté d'une pancarte avec un orignal dessus. Nous avons roulé longtemps, jusqu'à l'autre bout de l'île, sans voir de pancarte orignal. Maman avait l'impression d'être dans un rallye jeep et elle trouvait ça plaisant. Papa, un peu moins, il commençait déjà à s'impatienter.
Maman a rebroussé chemin et m'a dit de guetter les pancartes, mais j'ai refusé. C'est une tâche de parents, après tout! Émilie-Anne ne pouvait pas aider non plus, puisqu'elle dormait comme une bûche à mes côtés. Rendus proche du phare, maman et papa n'avaient toujours pas vu la pancarte et maman a essayé d'appeler Gérald pour avoir plus de renseignements, mais ça n'a pas répondu. Comme papa et maman savaient qu'on peut accéder à la plage par le phare, ils sont allés se stationner là. Mais papa trouvait que ça avait l'air très loin, trop loin pour marcher avec Émilie-Anne et moi.

C'est là que je me suis réveillée. Papa m'avait sortie de l'auto. Maman a demandé à des gens qui étaient là s'ils savaient où était la plage, mais ils ne le savaient pas. Nous sommes remontés dans l'auto et nous sommes repartis. Maman a vu un chemin avec un semblant de "stationnement" et s'est mise là. Elle se disait que c'était peut-être le bon endroit puisqu'il y avait un chemin qui allait vers le fleuve. Papa m'a prise dans ses bras et maman et Thomas-Louis nous suivaient en arrière.

J'aurais préféré que maman me prenne aussi dans ses bras mais elle traînait notre sac et ne voulait pas. Elle me disait que j'étais un grand garçon et que je n'avais pas encore marché de la journée. J'ai donc suivi dans le chemin boisé, où il y avait plein de maringouins et où je me suis fait piquer (pas autant que maman, cependant).

Papa trouvait qu'on marchait pas mal longtemps et il a dit à maman qu'il ne marcherait pas une demi-heure de temps dans ce chemin. On a rencontré un tracteur et papa lui a demandé les indications pour la plage. Nous n'étions pas à la bonne place et le monsieur lui a dit que c'était où la pancarte orignal, qu'il y aurait des autos de stationnées, etc. Nous sommes retournés à l'auto, mais papa trouvait que maman et Thomas-Louis n'allaient pas assez vite et il m'a donnée à maman pour lui, prendre Thomas-Louis. Nous sommes repartis en auto. Maman gardait le sourire mais papa était de plus en plus impatient. Il a dit que si on ne voyait pas de pancarte orignal, on retournait à la maison. J'étais déçue d'entendre ça car c'était ma première chance d'aller à la plage.


Nous avons continué à rouler sans voir de pancarte orignal. Maman a vu une madame qui travaillait sur son terrain, alors elle lui a demandé où était la plage. Elle lui a dit que tout le monde nous avait parlé d'une pancarte avec un orignal dessus, mais qu'on ne la trouvait pas. La madame a dit que la pancarte orignal n'existait plus. Elle nous a dit que le chemin pour la plage était trois entrées plus loin.
Rendus là, ça n'avait vraiment pas l'air d'un chemin pour une plage et papa et maman n'ont pas osé s'y aventurer de peur d'être encore à la mauvaise place. Il n'y avait aucune auto de stationnée non plus. Nous sommes donc repartis vers la maison. En passant devant le Musée de l'École, où nous devions aller demain, papa a proposé qu'on y aille tout de suite. Maman a accepté mais elle était déçue parce qu'il faisait beau et que c'était plus une journée de plein-air à son avis.

Une visite guidée était déjà commencée mais nous avons pu nous y joindre. J'étais dans les bras de papa et j'essayais constamment d'attraper maman, je tirais ses cheveux et flattais son dos. Elle m'a finalement prise dans ses bras. J'étais contente. Je jouais avec sa boucle de nez, ses lunettes, sa bouche, et je zyeutais d'un air intéressé la montre du monsieur à côté de nous.

Moi, je trouvais ça un peu long. J'étais par terre avec Monsieur le Singe et je voulais aller dehors. Papa est finalement sorti avec Émilie-Anne et moi pendant que maman continuait la visite. Dehors, il y avait une table à pique-nique, où je me suis installé. Papa m'a donné des céréales comme collation. C'était très bon!




J'ai pour ma part joué par terre avec papa et ma doudou. Je me suis bien amusée à jouer dans le gazon et à ramasser des fleurs.





Papa me trouvait excité et trouvait que je n'écoutais pas ses consignes. Je m'éloignais trop souvent de lui et je touchais à plein de choses que je n'aurais pas dû toucher, dont un vieux tuyau et des morceaux de verre qui traînaient. Papa m'a averti plusieurs fois et m'a finalement mis en punition dans l'auto (les portes ouvertes, quand même). J'en ai pleuré un coup, tellement que maman, qui était rendue en haut de l'école, a demandé à papa par la fenêtre si tout allait bien. Moi, je ne trouvais vraiment pas que tout était correct mais maman a fini sa visite, est allée acheter des souvenirs et est ressortie après quelques minutes. Nous sommes repartis chez nous. Pendant que le dîner chauffait, j'ai eu le droit d'aller jouer "au parc" (dans l'aire de jeux) avec maman. Nous avons vu les deux moutons et j'en ai même flatté un. J'ai essayé de leur donner une fleur à manger, mais ils n'en voulaient pas, ils étaient occupés à manger de l'herbe.



J'étais plutôt fatiguée alors j'étais contente qu'on s'en aille chez nous. Je me frottais les yeux. J'avais hâte de dîner et de manger mon pâté à la viande avec du chou-fleur, même si finalement je n'en ai pas pris tant que ça (ces temps-ci, j'ai surtout envie de boire beaucoup de lait). Pour dessert, alors que Thomas-Louis avait droit à des clémentines, je n'ai pas pu en avoir. Je crois que mes parents ont encore peur que je m'étouffe, encore plus ici puisqu'il ne peut pas y avoir d'aide rapidement.


J'étais tellement content de manger des clémentines que j'ai voulu que maman me prenne en photo pour montrer tout mon bonheur.


J'aime beaucoup le goût des clémentines mais je n'aime pas tellement leur petite enveloppe. Je voudrais manger seulement l'intérieur, ce qui n'est malheureusement pas possible. J'essayais de cracher l'enveloppe mais souvent, ça ne marchait pas et je crachais la clémentine au complet. Papa a donc arrêté de m'en donner et j'ai terminé mon repas là-dessus.
Après le dîner, il y avait du balayage à faire et j'ai aidé papa, comme un grand. C'est moi qui tenais le porte-poussière.



Moi aussi je suis allée aider, mais je voulais surtout ramasser tous les morceaux et saletés avec mes mains. Maman ne m'a pas laissée faire très très longtemps. J'ai hâte d'avoir deux ans! (Mes parents - surtout papa -, un peu moins!)



Après avoir bien nettoyé le plancher, nous sommes allés faire notre sieste, Émilie-Anne et moi. Papa s'est couché avec moi et je me suis endormi très vite.



Je me suis réveillée la première après avoir très bien dormi. Papa est venu me chercher en haut et j'ai bu mon lait en attendant que maman descende (elle voulait se changer avant d'aller faire du vélo). Thomas-Louis s'est levé aussi et nous avons mangé une petite collation (des biscottes et des bananes pour lui, des bananes en morceaux pour moi).



Maman a commencé à faire le souper, mais il lui manquait de la farine pour faire épaissir la sauce de son poulet à la bière sans bière. Elle a décidé d'aller en emprunter aux voisins, ceux qui louent la maison pour la fin de semaine. Je suis allé avec elle. Nous voyez-vous tous les deux sur le petit chemin?

J'ai été très content de voir mon ami Cochonnet. Je lui ai dit: "Bonjour, Cochonnet! Comment ça va?" Il ne m'a pas répondu mais maman m'a trouvé très mignon. Je voulais aussi voir les deux moutons. Je ne les ai pas vus et maman s'est fait donner de la fécule de maïs par les voisins. Nous sommes repartis au chalet et nous sommes préparés à partir en vélo. Je voulais amener tous mes amis: Monsieur le Singe, Bruno et ma doudou. Émilie-Anne a amené sa doudou et Éléonore. Maman a dit que papa trouverait la remorque très lourde avec tout ce monde dedans!



Sur la photo, Émilie-Anne a l'air un peu fâchée parce que j'ai mis ma main dans sa figure. Elle est très susceptible...



Thomas-Louis passe son temps à me pousser et essayer de me taper. C'est pour ça que je réagis autant quand il ose me toucher! Ça m'a vraiment insultée qu'il mette sa main dans ma figure... Je me suis quand même calmée vite et nous sommes partis faire notre petite promenade d'avant souper. Il faisait encore beau et chaud, c'était plaisant.



Nous sommes revenus pour manger notre poulet et je suis resté dehors avec papa, sur la terrasse. Je buvais de l'eau en attendant que le souper soit prêt.



Moi, j'étais encore prise dans la maison et je ne trouvais pas ça juste du tout. J'ai pleuré un peu pour sortir et papa m'a prise pour me faire faire un tour de la terrasse, pour que je voie qu'il n'y avait rien de si excitant là.



Pendant le souper, papa a parlé du voyage à Barcelone de maman, alors j'ai voulu écouter la chanson Barcelone de Jean Leloup. Maman me l'a mise et après, je voulais la réécouter mais papa a dit qu'on allait écouter d'autre musique. J'ai dit: "Passe-Partout, peut-être?", et maman m'a mis plusieurs chansons de Passe-Partout, puis de Henri Dès, puis de la Bottine Souriante, et j'avais fini de manger et je dansais sur le plancher.



Je dansais aussi dans ma chaise haute et j'avais bien du plaisir. Je riais et criais. J'ai débarqué de ma chaise haute à mon tour et Thomas-Louis a encore essayé de me voler ma doudou! Grrr! Maman l'a bien puni en mettant Monsieur le Singe hors de sa portée pour deux minutes.



Je n'aime pas du tout quand maman fait ça, même si je sais que c'est un peu mérité... J'en pleure un coup à chaque fois.
Cette fois-ci, Monsieur le Singe était rendu dans son "manège pour singes". C'est papa qui l'a mis là. Même si Monsieur le Singe semblait bien s'amuser là-haut, je pleurais quand même en espérant le ravoir au plus vite. J'ai quand même dû attendre les deux longues minutes.



Je jouais en-dessous de la table avec ma doudou et Thomas-Louis est venu me rejoindre. Je suis capable de me mettre debout en-dessous de la table sans me cogner. Thomas-Louis n'a pas fait attention et lui, il s'est frappé la tête plusieurs fois. Maman lui a dit que ce n'était peut-être pas une si bonne idée de jeu pour lui finalement...
J'ai pris mon bain avec maman mais je n'ai pas pu me brosser les dents, car nous avons perdu ma brosse à dents depuis ce matin! J'en suis fort attristée mais j'imagine que nous allons la retrouver assez vite. J'ai bu mon lait avec papa pendant que Thomas-Louis se faisait lire pour la centième fois l'une des histoires de pirates et Lustucru, le loup qui pue. Maman est ensuite venue me coucher dans mon parc, mais je ne me sens pas très fatiguée même s'il est tard.



Maman est venue me coucher à mon tour et je voulais qu'elle se couche avec moi, mais elle m'a dit qu'elle devait aller s'occuper de mon blogue. Papa faisait la vaisselle alors il ne pouvait pas venir non plus. Maman m'a dit que j'étais un grand garçon et que si j'avais besoin de quelque chose, ils seraient juste à côté. Je crois que ça va être correct, je suis bien entouré.

Je vous souhaite donc une bonne nuit, et j'espère bien avoir l'occasion de retourner à la plage demain ou mardi, si quelqu'un peut nous montrer où c'est exactement!...

samedi 30 juillet 2011

Des bleus et des bosses - et un phare

Hier soir, ça m'a pris beaucoup de temps à m'endormir, même si papa s'est couché un peu avec moi. Une fois qu'il a été sorti de ma chambre, j'ai décidé de me coucher par terre. Je m'étais installé sur les oreillers avec tous mes toutous. Papa est venu voir dans ma chambre et m'a donné mes couvertures, puisque je ne voulais plus retourner sur mon lit. Finalement, maman est venue un peu plus tard et m'a remis dans mon lit. Je me suis endormi, pour me réveiller un peu plus tard à cause de l'orage électrique. Il ventait et il y avait du tonnerre et des éclairs. J'ai montré la fenêtre à maman et elle a fermé la vitre un peu pour que j'entende moins tous les bruits. Je me suis rendormi et me suis réveillé le premier, vers 7h30.

Ce n'est pas vrai que Thomas-Louis s'est réveillé le premier! Ça a été moi encore une fois, très tôt, trop tôt. Il n'était même pas six heures et papa n'a même pas voulu aller me chercher de lait. Plus tard, je me suis manifestée à nouveau (vers 6h15) et là, il est allé m'en chercher un. Je l'ai bu et je me suis rendormie jusqu'à certainement huit heures. J'ai bien dormi! Maman est descendue à la salle de bain avant que je me réveille, alors je n'ai même pas pleuré. Elle est ensuite restée en bas avec Thomas-Louis.

Nous avons lu une histoire de pirates et j'ai partagé une poire avec maman: elle me donnait des bouchées de temps en temps. Elle a ensuite préparé le déjeuner pendant que je buvais mon lait.

Il m'est arrivé un petit problème pendant que nous déjeunions... je me suis légèrement étouffée avec un morceau de poire. Très légèrement, mais mes parents, qui sont encore un peu nerveux par rapport aux étouffements, ont eu bien peur et ils trouvaient que j'avais l'air prise après (surtout papa). Maman disait que j'étais pas mal tout le temps comme ça mais papa trouvait que non. Maman a donc appelé Gérald (notre hôte) pour savoir s'il y avait un infirmier sur l'île. Il y en a un près de chez nous et maman m'a donc amenée chez lui, au dispensaire. Il n'était pas là à notre arrivée. Maman l'a appelé avec son cellulaire (elle n'avait jamais trouvé si pratique d'en avoir un) et il lui a dit qu'il serait là dans quinze minutes. En attendant, nous nous sommes promenées dans le stationnement. Je me sentais fatiguée et j'aurais bien voulu m'endormir, le nez dans ma doudou. J'ai fait quelques bons rots et après ça, maman trouvait que j'avais l'air de mieux respirer. Il faut dire que quand je me suis "étouffée", j'avais eu un espèce de haut-le-coeur.



L'infirmier, Paul, est arrivé comme prévu et il m'a examinée. Juste à me regarder, il trouvait que j'avais l'air de très bien aller. Je n'étais pas bleue ni rien. Maman a dit que si j'avais été bleue, elle aurait appelé le 911, quand même. Il m'a auscultée, a palpé mon ventre, regardé dans ma gorge et pris ma pression, puis il a dit que j'étais en pleine forme et nous sommes reparties à la maison.

Pendant que maman et Émilie-Anne étaient parties au dispensaire, papa m'a lu quelques histoires de pirates, puis il m'a habillé. Maman et ma soeur sont revenues et je suis allé jouer dehors avec papa pendant qu'Émilie-Anne faisait une sieste et que maman prenait sa douche. Je me suis promené pas mal dans le champ et c'était bien plaisant.






Je n'ai pas dormi très longtemps. Mes parents n'ont même pas eu besoin de me réveiller pour aller faire notre activité du jour. Je me suis éveillée par moi-même et j'ai bu du lait avant de partir pour le phare.

Avant notre départ, il fallait se crémer car il faisait très soleil. Je ne voulais pas que maman me crème et en me débattant, je lui ai donné un gros coup de tête sur la joue. Ça l'a tellement saisie, comme si elle avait reçu un gros coup de poing, qu'elle n'a pas pu se retenir de pleurer. Je me sentais très mal et papa était fâché que j'aie fait mal à maman comme ça. Il m'a pris par la main et m'a amené m'excuser. Pour la première fois de ma vie, j'ai fait des excuses senties. Je me sentais coupable d'avoir fait mal à maman alors je me suis excusé plusieurs fois. Maman m'a pardonné mais elle pense qu'elle va avoir un coup bleu demain.
Une fois que j'ai été bien crémé, maman voulait m'installer dans mon siège d'auto et elle m'a demandé d'aller m'asseoir à ma place. Pour faire une blague (et en espérant pouvoir rester assis là), je me suis assis sur le siège du passager, la place de papa. Hi! Hi!




Maman m'a dit que ce n'était pas ma place, alors je me suis déplacé et j'ai pris le volant. J'aurais bien aimé conduire jusqu'au phare. Je tenais très bien le volant avec mes deux mains, d'ailleurs.




Nous nous sommes rendus au phare (papa trouvait qu'il était au bout du monde) et j'ai découvert ma nouvelle vocation: j'ai décidé que ce serait moi le prochain gardien du phare. Oui oui! Je pourrais habiter là avec Florianne et nos huit enfants.




Nous avons visité quelques expositions avec plusieurs photos. Je cherchais Clara sur l'une d'elles représentant une grande famille, mais maman m'a dit qu'il s'agissait d'une famille des années trente, alors que ça faisait beaucoup trop longtemps pour que Clara soit sur cette photo. Je ne trouvais pas ça très intéressant et en plus, je n'avais le droit de toucher à rien. J'ai poussé une chaise roulante qui datait du dix-neuvième siècle et maman m'a réprimandé. J'avais hâte de retourner dehors.
Nous y sommes allés (enfin!) et j'ai vu un gros canon. C'était impressionnant.




Je suis restée dans ma poussette tout le long de la visite et papa m'a montré la mer. Je trouvais ça très beau mais j'étais aussi très intéressée par des quatre-roues qui passaient par là et qui faisaient beaucoup de bruit. Je les ai suivis du regard longtemps.





Je suis restée avec papa pendant que maman et Thomas-Louis allaient marcher plus loin sur les roches. Je n'aurais pas pu y aller dans ma poussette.

J'ai bien aimé marcher là avec maman. C'était très beau. Maman m'a demandé si j'aimais ça être là, et j'ai dit oui. C'est vrai que j'aime ça, ça sent bon et il y a toujours plein de belles choses à voir.













Maman et moi sommes ensuite allés à l'intérieur du gîte pour essayer de trouver Gérald et réussir à entrer dans le phare. Il était cependant occupé à l'étage et maman ne voulait pas le déranger. Nous n'avons donc pas pu voir de quoi ça a l'air, un phare, de l'intérieur, et avons dû nous contenter de l'extérieur.



Il y avait d'autres expositions que nous avons visitées, et dans l'une d'elles, nous avons vu la photo d'un bateau qui s'appelait Colette! Ça m'a fait penser à grand-père Daniel et Colette, bien entendu.

Il faisait très beau et papa trouvait qu'on aurait dû s'apporter un lunch et pique-niquer sur place. On ne l'avait pas fait. On est quand même restés encore un peu et je suis allé jouer dans le sable avec maman. J'ai observé l'immensité du fleuve et j'ai trouvé plein de gros bâtons.







Nous avons rencontré un monsieur avec ses deux filles de trois et six ans, maman et moi. Ils mangeaient tous une banane chacun, et j'ai dit que j'en voulais une. Le monsieur m'a donné la sienne, qu'il avait à peine entamée. Je l'ai remercié et il a jasé un peu avec maman pendant que je continuais de m'amuser en mangeant ma banane, qui était une banane bio, en plus. Miam! Ça m'a fait une bonne collation.
Après, il était temps de retourner chez nous. Je voulais absolument aller jouer dans l'aire de jeux avec maman et voir Cochonnet. Je ne l'ai pas vu mais je me suis amusé quand même à me glisser avec Monsieur le Singe. Je cherchais Florianne et j'ai demandé à maman où elle était en regardant vers la galerie. Maman m'a expliqué que Florianne était partie pour la fin de semaine. J'espère avoir l'occasion de jouer encore avec elle.

Je suis pour ma part retournée à la maison avec papa. Il préparait le dîner et je m'amusais pendant ce temps-là. Pendant qu'il mettait la table, j'ai commencé à monter le dangereux escalier. Quand papa a remarqué ce que je faisais, j'étais rendue à la quatrième marche. Il m'a reagrdée et je lui ai fait un beau sourire... avant de faire un faux mouvement et de débouler les marches. Je suis tombée sur la tête et ça a fait un gros boum. J'ai pleuré un peu mais je me suis consolée très vite avec ma doudou. Papa a eu très peur. Nous sommes sortis sur la galerie pour faire signe à maman et Thomas-Louis de venir nous rejoindre. Maman pensait que le dîner était prêt mais papa voulait surtout lui raconter ce qui venait de se passer. Il était plutôt secoué et se sentait coupable de m'avoir "mal surveillée". Maman lui a dit que ce n'était pas grave et que je n'avais aucun symptôme problématique suite à une chute sur la tête. Alors tout allait bien.
Après le dîner, j'étais très fatiguée. Je n'avais pas dormi beaucoup l'avant-midi et j'avais vécu des aventures éprouvantes. Je me suis endormie pratiquement dès que maman m'a mise dans mon parc.

Je ne me suis pas endormi aussi vite parce que j'ai fait caca une fois couché. Papa était avec moi dans mon lit, alors il m'a changé et là, j'ai pu m'endormir rapidement.

Quand je me suis réveillée de ma sieste, je n'étais pas de bonne humeur et je pleurais. Maman était couchée aussi dans la chambre, alors c'est papa qui est venu me chercher pour me donner mon lait. Thomas-Louis s'est levé à son tour et maman est descendue nous rejoindre pour que nous allions faire une balade à bicyclette.

J'étais content d'aller faire du vélo, mais je suis tannant quand papa s'arrête. Je donnais des coups de tête à Émilie-Anne, ce qui l'a fait pleurer. Pfff! Elle pleure tout le temps. Quand on s'est remis à rouler, j'étais content alors j'ai arrêté de tanner ma petite soeur.
Papa nous a ramenés à la maison, Émilie-Anne et moi, alors que maman roulait jusqu'au dispensaire pour prendre des photos. Nous avons joué dehors tous les trois et c'était plaisant.




J'étais complètement gelée parce que le temps avait beaucoup rafraîchi et que j'étais nu-pieds. Papa m'a donc fait rentrer dans la maison pour que j'aide maman à préparer le souper. Quand j'ai vu que Thomas-Louis restait dehors, lui, j'étais très fâchée et je me suis rendue jusqu'à la porte-patio en criant d'indignation. Mes parents ne m'ont tout de même pas permis de sortir et Thomas-Louis, le chanceux, a pu continuer à s'amuser dehors tout seul.
Pour souper, nous avons mangé du pâté à la viande avec du chou-fleur et du riz. Moi, je ne mangeais pas de riz mais j'ai bien aimé mon pâté et mon chou-fleur. Ça a été mon meilleur repas de la journée. Quand papa a sorti la compote de pommes, je la regardais avec envie et j'avais hâte qu'il m'en donne. J'en ai mangé beaucoup et après, j'avais encore faim pour des bananes. Miam!
J'ai encore fait un gros caca en mangeant. Mes parents trouvaient que je sentais le fond d'égoût. En plus, ma couche avait glissé un peu (maman trouve ces couches pas mal justes pour moi, alors que je n'ai pas atteint le poids maximal) alors il y avait plein de caca dans ma jupe et il y en a eu sur la douillette à Thomas-Louis. Ce soir, c'est maman qui m'a donné mon bain pendant que papa faisait la vaisselle (il avait choisi cette tâche). Je me suis mise à pleurer quand elle me lavait la figure, mais après, elle m'a brossé les dents alors j'étais très contente et je gazouillais de bonheur. J'ai eu le droit de garder ma brosse à dents pendant tout mon bain et après aussi, pendant que Thomas-Louis se lavait à son tour.

J'étais content de me laver mais maman a osé me moucher avant de me mettre dans le bain! Ça, c'est insultant, même si on respire mieux après. Je me suis bien amusé dans l'eau, à éclabousser avec mes pieds.
Maintenant que je suis tout propre, je suis prêt à boire mon lait et à lire mon histoire de pirates, comme à tous les soirs.

Je vais aussi demander à maman de me lire Lustucru, dont je connais désormais certains passages par coeur.



Moi, après m'être bien amusée avec le coffre, il est temps d'aller me mettre au lit. Je ne lis pas l'histoire avec maman et Thomas-Louis, parce que ça ne m'intéresse pas tellement, je veux surtout tirer et tourner les pages du livre et Thomas-Louis n'est pas content dans ce temps-là. J'ai bu un peu de lait, mais je n'avais pas très soif. Je suis prête à dormir, je suis bien fatiguée de ma journée riche en émotions fortes!


Comme c'est papa qui fait la vaisselle ce soir, maman vient se coucher avec moi dans mon lit. Elle n'est pas restée tellement longtemps parce que dès que la vaisselle a été terminée, elle est partie dans la cuisine pour faire de l'ordinateur. Je vais maintenant dormir, et j'espère passer une meilleure nuit cette fois-ci... En tout cas, je ne crois pas qu'il y aura d'orage...