Ce matin, je me suis réveillée encore assez tôt. Papa m'a donné un gobelet de lait. Maman était certaine que je ne me rendormirais pas, mais pourtant, ça a été le cas. J'ai dormi assez longtemps après ça, et j'ai été la dernière debout! C'est rare que ça arrive.
J'étais content de me lever, mais déçu en même temps puisque c'est notre dernière journée ici. J'aime beaucoup l'Ile-Verte et j'y resterais bien encore. Je peux jouer beaucoup dehors, avec d'autres enfants et des animaux, c'est très agréable!
Aujourd'hui, nous n'avions rien de prévu, alors nous avons déjeuné tranquillement.
Je suis rendue plus capricieuse à table. Je n'aime plus du tout qu'on me nourrisse à la cuillère et je ne veux plus rien savoir des céréales de bébé, à part si on me laisse les manger seule. Papa n'aime pas que je manipule ma cuillère parce que je l'échappe souvent et que je me salis pas mal, mais maman me laisse plus faire. C'est beaucoup plus long ainsi, mais au moins ça me met de bonne humeur et je mange plus de cette façon.
Pendant qu'Émilie-Anne s'habillait et se brossait les dents, moi, j'écoutais de la musique sur l'ordinateur. J'aime beaucoup ça parce que depuis quelques jours, maman me met de la musique pendant les repas. Aujourd'hui, comme nous étions plus relax et que nous n'avions pas prévu sortir, j'ai pu continuer d'écouter des chansons et de danser devant l'ordinateur en attendant de m'habiller.
Moi, j'ai accompli tout un exploit sur la terrasse... Papa m'a fait marcher! Pour vrai, j'ai marché toute seule plusieurs fois, entre trois et cinq pas! Je suis une vraie championne, non? Papa a ouvert la porte-patio et a crié à maman de venir voir ça tout de suite. Elle était très fière de moi et m'a félicitée. Moi aussi je suis bien fière de moi, j'ai hâte de courir avec Thomas-Louis et de pouvoir me sauver de lui!
Après autant de péripéties, j'étais fatiguée et il était temps pour moi d'aller faire ma sieste. Ouf! C'est épuisant apprendre à marcher.
Moi, je suis allé jouer dehors avec maman. Je me suis bien amusé. J'ai joué dans le sable, je me suis glissé, puis j'ai vu les animaux. Les deux moutons étaient très énervés et ils se couraient après sur le terrain en allant donner de gros coups de tête à Cochonnet. Je ne les trouvais pas très gentils avec lui.
J'ai ensuite joué au soccer avec maman. Elle me faisait une passe et je lui renvoyais le ballon. Elle trouvait que je faisais très bien ça. Même que Cochonnet est venu nous rejoindre et a essayé d'attraper le ballon lui aussi!
Je suis ensuite allé jouer plus près de la maison. En-dessous de la galerie, j'ai trouvé une roue avec laquelle Clovis jouait hier. Je me suis amusé longtemps avec, à la faire rouler sur le gazon. Il y avait un petit talus, et j'aimais le monter et le redescendre avec ma roue.
Quand maman a décidé qu'elle m'avait assez poussé, j'ai continué à jouer avec la bicyclette quand même. J'en montais et en descendais tout seul et je faisais ça comme un champion. Maman me surveillait de loin, assise à la table à pique-nique. J'ai fini par aller la rejoindre et à jouer là moi aussi. J'avais soif et j'ai demandé de l'eau à maman. Je ne voulais pas aller au chalet avec elle alors elle y est allée seule et m'a laissé m'amuser à la table. J'étais content et je me sentais très autonome. En plus, j'étais bien agencé avec la maison, comme vous pouvez constater.
J'étais très content de voir grand-maman Louise et grand-papa Bertrand. J'aime beaucoup Skype. Je pouvais parler avec eux. J'étais tellement énervé que je me suis étouffé en mangeant mes céréales comme collation. (Il m'arrive souvent de prendre une collation une demi-heure ou moins avant les repas...) Grand-maman Louise a trouvé ça bien énervant mais je me suis vite remis. Papa et maman m'ont (encore) dit de prendre des plus petites bouchées et de me calmer.
Émilie-Anne est trop petite pour remplir l'auto. Moi, je suis assez grand pour aider papa. Maman n'était pas contente que je ne dorme pas. Elle s'est même couchée avec moi, mais rien à faire: pas question que je dorme. C'est là que papa m'a invité à venir dehors avec lui. Gérald était venu le voir pour voir à quelle heure nous pouvions vider le chalet, et ils s'étaient entendus pour 16h. Il était 15h15, alors papa trouvait que ça ne valait pas la peine que je m'endorme pour si peu de temps. Et puis, je n'étais pas fatigué et je voulais profiter de ma dernière journée ici.
Moi, j'ai marché avec maman. Je tenais son doigt et nous avons marché un bon bout de chemin ensemble toutes les deux. J'étais en pieds de pas et l'herbe était un peu mouillée, mais ça ne me dérangeait pas du tout. Quand j'ai été fatiguée de marcher, maman m'a prise dans ses bras et nous avons continué notre chemin toutes les deux. Une fois rendues près de la maison, maman m'a mise dans le gazon et je m'y suis amusée... jusqu'à ce que Cochonnet arrive et essaie de me renifler. J'ai eu peur et maman m'a reprise dans ses bras.
Pendant ce temps, je m'amusais bien, et comme tous les autres enfants faisaient de la bicyclette, j'ai voulu réessayer d'en faire moi aussi. J'ai montré à papa comme j'étais bon pour monter sur le vélo et me tenir comme un grand.
Un moment donné, Florianne s'est réveillée de sa sieste. Youppi! J'avais hâte de la voir. Gérald est allé la chercher dans la maison et l'a installée dans le pick-up (il transportait des choses vers le chalet, puisqu'il était en train d'y faire le ménage). Je voulais aller la rejoindre et j'ai dit à mes parents que je voulais monter dans le pick-up. Papa ne voulait pas, mais maman lui a dit que ça ne dérangeait pas vraiment que j'y aille, alors j'y suis monté. C'était haut et j'ai eu un peu de difficulté, mais j'ai réussi. Je suis capable! J'ai dit: "Bonjour, Florianne. C'est toi qui conduis le pick-up?" Après tout, elle était assise derrière le volant et j'ai appris depuis que je suis ici qu'à la campagne, c'est beaucoup plus libéral et que tout est possible.
Pendant que les opérations avaient lieu, Cochonnet est venu jeter un coup d'oeil. Il a frotté son groin sur moi et je lui ai parlé. Je l'aime beaucoup.
Une fois rendus à la tarverse... je me suis endormi.
Quand je me suis réveillée, papa m'a donné du lait à boire. Nous avons arrêté dans une halte routière dans le coin de St-Pascal puis nous avons filé à la maison. Je n'étais pas très patiente et je pleurais un peu, mais nous n'avons plus arrêté.
Ma tante Rachelle est venue nous voir pour nous apporter la clé et prendre des nouvelles de notre voyage. Nous avons passé de très belles vacances et j'ai adoré le rythme de vie à la campagne. Je vais essayer de convaincre mes parents de déménager à l'Ile-Verte...
