mardi 2 août 2011

Dernière journée et premiers pas

C'est notre dernière journée aujourd'hui et pour la commencer en beauté, je vous annonce que ma cinquième dent a commencé à poindre! Je peux bien être marabout n'est-ce pas, avec toutes ces dents qui poussent en même temps?
Ce matin, je me suis réveillée encore assez tôt. Papa m'a donné un gobelet de lait. Maman était certaine que je ne me rendormirais pas, mais pourtant, ça a été le cas. J'ai dormi assez longtemps après ça, et j'ai été la dernière debout! C'est rare que ça arrive.

J'étais content de me lever, mais déçu en même temps puisque c'est notre dernière journée ici. J'aime beaucoup l'Ile-Verte et j'y resterais bien encore. Je peux jouer beaucoup dehors, avec d'autres enfants et des animaux, c'est très agréable!
Aujourd'hui, nous n'avions rien de prévu, alors nous avons déjeuné tranquillement.

Je suis rendue plus capricieuse à table. Je n'aime plus du tout qu'on me nourrisse à la cuillère et je ne veux plus rien savoir des céréales de bébé, à part si on me laisse les manger seule. Papa n'aime pas que je manipule ma cuillère parce que je l'échappe souvent et que je me salis pas mal, mais maman me laisse plus faire. C'est beaucoup plus long ainsi, mais au moins ça me met de bonne humeur et je mange plus de cette façon.

Après le déjeuner, j'ai eu le grand plaisir de découvrir que papa avait retrouvé ma brosse à dents! J'étais très très contente de ça et je me suis dépêchée d'aller l'attraper dans la main de papa. J'aime encore qu'on me brosse les dents, mais... j'aime mieux me les brosser toute seule. Alors des fois, je chigne un peu quand papa ou maman me les brosse, parce que j'ai hâte de pouvoir prendre ma brosse à dents moi-même et m'en servir à ma façon. Je suis de plus en plus indépendante, vous savez. Après tout, j'ai bientôt un an, je suis une grande fille!



Pendant qu'Émilie-Anne s'habillait et se brossait les dents, moi, j'écoutais de la musique sur l'ordinateur. J'aime beaucoup ça parce que depuis quelques jours, maman me met de la musique pendant les repas. Aujourd'hui, comme nous étions plus relax et que nous n'avions pas prévu sortir, j'ai pu continuer d'écouter des chansons et de danser devant l'ordinateur en attendant de m'habiller.

Papa essaie de me faire écouter les Smashing Pumpkins, mais je n'aime pas ça du tout. Il ne fait que nommer le nom du groupe et je crie : "Non!" pour qu'il sache que je ne veux pas écouter ça. Maman trouve ça drôle, parce qu'elle non plus n'aime pas trop ce goupe. J'aime d'ailleurs mieux le choix musical de maman, qui m'a fait écouter, ce matin, en plus de Passe-Partout, encore un peu de Bottine Souriante et de la Bolduc. J'aimais bien ça. Après, papa m'a mis une chanson des Editors et j'ai aimé ça aussi.


Une fois habillé, je suis allé sur la terrasse avec papa et Émilie-Anne pendant que maman restait à l'intérieur pour commencer à faire les bagages. Je m'amusais bien.

Moi, j'ai accompli tout un exploit sur la terrasse... Papa m'a fait marcher! Pour vrai, j'ai marché toute seule plusieurs fois, entre trois et cinq pas! Je suis une vraie championne, non? Papa a ouvert la porte-patio et a crié à maman de venir voir ça tout de suite. Elle était très fière de moi et m'a félicitée. Moi aussi je suis bien fière de moi, j'ai hâte de courir avec Thomas-Louis et de pouvoir me sauver de lui!


J'étais fier de ma petite soeur moi aussi et j'étais content de la voir marcher. Après, comme mes parents étaient tellement contents quand Émilie-Anne allait vers papa, j'ai voulu faire pareil moi aussi. Je faisais semblant de commencer à marcher et j'allais vers papa. Je me trouvais bien drôle et mes parents riaient aussi.

Après autant de péripéties, j'étais fatiguée et il était temps pour moi d'aller faire ma sieste. Ouf! C'est épuisant apprendre à marcher.

Moi, je suis allé jouer dehors avec maman. Je me suis bien amusé. J'ai joué dans le sable, je me suis glissé, puis j'ai vu les animaux. Les deux moutons étaient très énervés et ils se couraient après sur le terrain en allant donner de gros coups de tête à Cochonnet. Je ne les trouvais pas très gentils avec lui.


Heureusement, ils n'essayaient pas de m'attaquer, moi. Maman les surveillait étroitement parce qu'elle les trouvait vraiment énervés et que ce sont des animaux, quand même.
J'ai ensuite joué au soccer avec maman. Elle me faisait une passe et je lui renvoyais le ballon. Elle trouvait que je faisais très bien ça. Même que Cochonnet est venu nous rejoindre et a essayé d'attraper le ballon lui aussi!
Je suis ensuite allé jouer plus près de la maison. En-dessous de la galerie, j'ai trouvé une roue avec laquelle Clovis jouait hier. Je me suis amusé longtemps avec, à la faire rouler sur le gazon. Il y avait un petit talus, et j'aimais le monter et le redescendre avec ma roue.


Il y avait aussi une bicyclette à quatre roues, et j'ai voulu l'essayer. Maman m'a montré comment faire pour monter dessus moi-même et comment mettre les pieds sur les pédales. Malheureusement, elle était un peu trop grande pour moi et en plus, elle n'avait plus de chaîne alors je ne pouvais pas pédaler pour vrai. Je tenais très bien le guidon et maman me faisait avancer sur le petit chemin. Je voulais qu'on aille dans la rue, mais maman n'a pas voulu, parce qu'il fallait qu'elle me pousse et que ça aurait été un peu fatiguant. En tout cas, maman m'a dit qu'elle pensait que grand-papa Bertrand avait raison et que je n'aurais pas besoin de tricycle, que je serais capable de faire de la bicyclette à quatre roues l'année prochaine. J'ai déjà bien hâte d'avoir trois ans!
Quand maman a décidé qu'elle m'avait assez poussé, j'ai continué à jouer avec la bicyclette quand même. J'en montais et en descendais tout seul et je faisais ça comme un champion. Maman me surveillait de loin, assise à la table à pique-nique. J'ai fini par aller la rejoindre et à jouer là moi aussi. J'avais soif et j'ai demandé de l'eau à maman. Je ne voulais pas aller au chalet avec elle alors elle y est allée seule et m'a laissé m'amuser à la table. J'étais content et je me sentais très autonome. En plus, j'étais bien agencé avec la maison, comme vous pouvez constater.


Une fois maman revenue, je suis retourné m'amuser avec la bicyclette. Cochonnet est venu voir ce que je faisais. Je l'ai flatté et je lui ai dit: "Tu es gentil, Cochonnet. C'est à Thomas-Louis, ça", en parlant de la bicyclette. Je ne voulais pas qu'il me la prenne. Un cochon qui fait de la bicyclette, ça se peut, je crois?


Après nous être bien amusés, nous sommes retournés au chalet pour dîner. Nous mangions du bon pakiki, et c'est papa qui le préparait.


Je me suis réveillée quand j'ai entendu maman et Thomas-Louis rentrer. Maman est venue me chercher et m'a donné mon gobelet de lait. Après, on a appelé grand-maman Louise sur Skype. J'étais assise sur maman et j'ai vu grand-maman Louise et grand-papa Bertrand sur l'ordinateur! Je buvais mon lait mais j'étais très excitée (j'aime beaucoup les ordinateurs) et j'essayais d'appuyer sur le plus de touches possible. J'ai lancé mon gobelet par terre et finalement, maman m'a mise sur le plancher parce qu'elle me trouvait trop agitée.

J'étais très content de voir grand-maman Louise et grand-papa Bertrand. J'aime beaucoup Skype. Je pouvais parler avec eux. J'étais tellement énervé que je me suis étouffé en mangeant mes céréales comme collation. (Il m'arrive souvent de prendre une collation une demi-heure ou moins avant les repas...) Grand-maman Louise a trouvé ça bien énervant mais je me suis vite remis. Papa et maman m'ont (encore) dit de prendre des plus petites bouchées et de me calmer.

Je me suis réinstallé à ma place et j'ai pu parler à grand-maman Louise. En fait, je parlais tellement que maman avait de la misère à entendre ce que grand-maman disait. Entre autres, je n'arrêtais pas de répéter: "Fleuve! Fleuve!" parce que je voulais que maman le montre à mes grands-parents. En plus, maman ne comprenait pas ce que je disais et elle pensait que je parlais du coussin en forme de pieuvre. C'est papa qui a réussi à comprendre que je parlais du fleuve. J'aimais beaucoup avoir le fleuve si proche de moi et le voir si bien. Maman l'a montré à grand-maman et elle a trouvé que nous avions une très belle vue.


Nous avons dîné et j'aimais bien qu'on mange du spaghetti parce que dans ce cas-là, je peux le manger toute seule. Miam! Après avoir vidé mon plat, je l'ai tendu à maman pour qu'elle m'en redonne et après, je voulais que ce soit elle qui me nourrisse avec sa fourchette. Le spaghetti, c'est un peu difficile à manger, quand on prend une poignée il en tombe pas mal à côté.

Après le dîner, mes parents m'ont couchée, ainsi que Thomas-Louis. Je ne voulais pas dormir et en plus, j'ai fait caca. Maman m'a changée de couche et m'a remise dans mon lit mais il n'était pas question que je ferme l'oeil, d'autant plus que j'avais entendu que Thomas-Louis avait la permission d'aider papa à remplir l'auto, lui...

Émilie-Anne est trop petite pour remplir l'auto. Moi, je suis assez grand pour aider papa. Maman n'était pas contente que je ne dorme pas. Elle s'est même couchée avec moi, mais rien à faire: pas question que je dorme. C'est là que papa m'a invité à venir dehors avec lui. Gérald était venu le voir pour voir à quelle heure nous pouvions vider le chalet, et ils s'étaient entendus pour 16h. Il était 15h15, alors papa trouvait que ça ne valait pas la peine que je m'endorme pour si peu de temps. Et puis, je n'étais pas fatigué et je voulais profiter de ma dernière journée ici.


À force de pleurs et de cris, j'ai réussi à faire monter maman en haut. Elle a décidé que je pouvais me lever moi aussi et aller dehors avec les autres. Youppi! J'étais contente et je me suis amusée en arrière de l'auto pendant que papa la remplissait de nos bagages.


Une fois l'auto remplie, j'ai remarqué qu'il y avait plein d'enfants dehors à la maison. J'ai décidé d'aller jouer avec eux. J'ai pris le chemin tout seul et je l'ai remonté par moi-même pour aller les rejoindre. J'ai rencontré un petit garçon en tricycle et j'ai parlé pas mal longtemps avec lui. Je suis allé participer aux jeux et papa est venu me rejoindre.

Moi, j'ai marché avec maman. Je tenais son doigt et nous avons marché un bon bout de chemin ensemble toutes les deux. J'étais en pieds de pas et l'herbe était un peu mouillée, mais ça ne me dérangeait pas du tout. Quand j'ai été fatiguée de marcher, maman m'a prise dans ses bras et nous avons continué notre chemin toutes les deux. Une fois rendues près de la maison, maman m'a mise dans le gazon et je m'y suis amusée... jusqu'à ce que Cochonnet arrive et essaie de me renifler. J'ai eu peur et maman m'a reprise dans ses bras.


Même si j'avais peur de Cochonnet, quand il s'éloignait de nous, j'essayais toujours d'aller vers lui. J'essayais de confronter ma peur. Après tout, maman m'a dit plusieurs fois qu'il n'était pas dangereux.

Pendant ce temps, je m'amusais bien, et comme tous les autres enfants faisaient de la bicyclette, j'ai voulu réessayer d'en faire moi aussi. J'ai montré à papa comme j'étais bon pour monter sur le vélo et me tenir comme un grand.


J'ai ensuite joué dans l'aire de jeux. Je suis capable de monter plusieurs barreaux tout seul, et j'aurais bien voulu aller m'agripper aux barreaux d'en haut, qui sont très très haut (quand maman est dessous, elle n'est même pas assez grande pour les attraper, il faut qu'elle y monte elle aussi - elle m'a montré ça ce matin). Clovis y était, lui. Je disais que je voulais monter et il m'a demandé: "Qu'est-ce que tu veux faire, Thomas-Louis?" J'aurais aimé qu'il m'aide, mais je crois que c'était un peu difficile pour lui, même si c'est un grand. Maman nous surveillait pas mal quand elle l'a entendu me demander ça, parce qu'elle n'aurait pas trouvé ça une très bonne idée que je monte si haut.
Un moment donné, Florianne s'est réveillée de sa sieste. Youppi! J'avais hâte de la voir. Gérald est allé la chercher dans la maison et l'a installée dans le pick-up (il transportait des choses vers le chalet, puisqu'il était en train d'y faire le ménage). Je voulais aller la rejoindre et j'ai dit à mes parents que je voulais monter dans le pick-up. Papa ne voulait pas, mais maman lui a dit que ça ne dérangeait pas vraiment que j'y aille, alors j'y suis monté. C'était haut et j'ai eu un peu de difficulté, mais j'ai réussi. Je suis capable! J'ai dit: "Bonjour, Florianne. C'est toi qui conduis le pick-up?" Après tout, elle était assise derrière le volant et j'ai appris depuis que je suis ici qu'à la campagne, c'est beaucoup plus libéral et que tout est possible.


Florianne ne m'a pas répondu. Elle avait l'air un peu bongonne parce qu'elle venait de se lever. Je comprends ça!

Gérald est arrivé et m'a demandé si je voulais venir avec eux pour m'amuser dans le chalet. J'aimais mieux rester dehors alors j'ai débarqué du pick-up. À la place, j'ai joué avec Victor. Je l'aime bien aussi, mon futur beau-frère, hi! hi! Il est intéressant parce qu'il fait plein de choses plaisantes. Nous avons joué ensemble autour du foyer.


Après, il est parti faire du vélo avec son ancienne bicyclette et la chaîne s'est coincée. Il a demandé à maman de l'aider, mais elle avait Émilie-Anne dans les bras alors elle a envoyé papa s'en occuper à la place. Victor a l'air de s'y connaître en vélos. Quand il a vu que papa n'était pas capable de réparer la bicyclette, il a dit que Clovis serait capable, lui. Papa a mis la bicyclette à l'envers sur la table pour regarder de plus près, et Victor l'assistait. Il est même allé chercher un outil. J'aimerais bien vivre à la campagne et avoir accès à tous les outils moi aussi!
Pendant que les opérations avaient lieu, Cochonnet est venu jeter un coup d'oeil. Il a frotté son groin sur moi et je lui ai parlé. Je l'aime beaucoup.


Moi, je voulais aussi participer à la réparation du vélo, et j'ai fini par aller m'accrocher aux jambes de papa. C'est là que maman m'a prise. J'ai hâte d'être plus vieille et de pouvoir faire plein de choses trippantes moi aussi. Pour l'instant, on dirait que je suis toujours trop petite pour tout.

Maman m'a amenée au chalet pour qu'on aille chercher l'auto: c'était l'heure pour nous de quitter pour la traverse. Elle m'a installée dans mon siège et nous avons remonté jusqu'à la maison, où papa et Thomas-Louis nous attendaient.


En fait, moi, je n'attendais pas vraiment. D'abord, j'aurais voulu rester là pour toujours. Ensuite, je surveillais Cochonnet, qui était rendu dans la cave. Je le pointais en disant à mes parents "Cochonnet est là!" Maman m'a dit que c'était correct, que j'avais juste à le laisser faire. Deux cyclistes sont arrivés en disant: "La visite arrive!" Ils ont salué mes parents et leur ont demandé si c'étaient eux les propriétaires. Maman a montré Anaïs, qui revenait du chalet avec Florianne dans les bras. Quand Anaïs a vu que Cochonnet était rendu dans la cave à manger ses vidanges, elle y est descendue et a essayé de le faire sortir, mais sans succès. Florianne avait peur alors elle l'a mise dans les marches, près de maman. Le monsieur cycliste, qui s'appelait Sabin, est descendu dans la cave pour tenter de faire sortir Cochonnet. Il n'était pas capable non plus alors il a pris une corde et l'a attaché. Papa, Victor et Clovis attendaient à l'extérieur avec la corde dans les mains pour tirer sur Cochonnet le moment venu. Ça n'a pas fonctionné non plus. Finalement, Cochonnet est sorti et Anaïs a fermé la porte de la cave. Ça a été le moment pour nous de partir. Maman a attendu pour remercier Anaïs et la saluer. J'étais dans ses bras et Florianne était dans les bras d'Anaïs. Nous nous sommes dit "Babye!" J'espère la revoir bientôt.

Maman m'a installé dans mon siège et nous sommes partis. Snif!


Moi, on m'a laissée à l'abandon dans mon siège tout le temps que durait l'opération "Sortons Cochonnet de la cave". Mouais! Je suis vite oubliée. De toute façon, j'avais ma doudou avec moi, alors je n'ai pas pleuré. J'avais envie de m'endormir.

Une fois rendus à la tarverse... je me suis endormi.


Moi aussi.


Alors nous n'avons encore rien vu. En plus, je me suis réveillé peu de temps après. Je me reprendrai lors d'une prochaine visite, promis. D'après maman, de toute façon, c'était tellement brumeux qu'on ne voyait rien du tout.

Quand je me suis réveillée, papa m'a donné du lait à boire. Nous avons arrêté dans une halte routière dans le coin de St-Pascal puis nous avons filé à la maison. Je n'étais pas très patiente et je pleurais un peu, mais nous n'avons plus arrêté.

Ma tante Rachelle est venue nous voir pour nous apporter la clé et prendre des nouvelles de notre voyage. Nous avons passé de très belles vacances et j'ai adoré le rythme de vie à la campagne. Je vais essayer de convaincre mes parents de déménager à l'Ile-Verte...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire