jeudi 28 juillet 2011

Un Cochonnet qui vous veut du bien

Ah! Quelle bonne nuit j'ai passée! J'ai dormi comme une vraie petite bûche en chocolat. Je me suis agitée un peu quand j'ai entendu papa fermer les lumières en bas et monter nous rejoindre dans la chambre, maman et moi, mais je n'ai pas fait un son. Et ce matin, je me suis levée dans mon lit et j'ai surveillé mes parents sans dire un mot: j'attendais qu'ils se réveillent. Maman m'a trouvée très mignonne de faire ça et la journée a bien commencé pour tout le monde!

Moi aussi j'ai bien dormi. Je me suis endormi avec papa, et ne me suis réveillé qu'une fois, parce que j'avais perdu ma suce. J'ai dit à maman qu'elle était tombée par terre, entre la tête du lit et le mur, mais elle ne l'a pas trouvée. Elle m'en a donc donné une autre, puisqu'elle en avait acheté un paquet avant notre départ (heureusement!). Maman pense qu'il y a un genre de trou noir dans ma chambre, parce que ma brosse à dents a disparu hier, et cette nuit, ma suce (qui n'a pas encore été retrouvée, d'ailleurs).
Quand tout le monde est descendu ce matin, j'ai signifié à maman que j'étais prêt à me lever et elle est venue me chercher.
Après le déjeuner, maman est allée se chercher des vêtements avant d'aller prendre sa douche, et j'ai décidé de monter avec elle dans sa chambre. Je me suis roulé dans son lit avec elle. J'aime aller dans leur chambre à tous les trois, parce que ça semble bien mystérieux, du fait que je n'y ai pas accès la plupart du temps. C'était donc bien agréable!


Moi, je ne trouvais pas ça tellement juste de rester toute seule en bas et j'ai entrepris de monter aussi l'escalier. Je suis capable de monter toute seule, même si mes parents agissent comme si ce n'était pas le cas... Ça n'a pas été long que papa est descendu (il était monté pour prendre la photo) et est venu m'enlever de là. Pfff! Injustice!





Ce n'est pas injuste du tout. Je suis plus vieux. En plus, papa et maman ne veulent pas que je monte l'escalier moi non plus. J'ai juste été plus vite qu'eux à ce moment-là... Hi! Hi!



Après la douche de maman, il a été l'heure de nous habiller à notre tour. Maman m'a amenée dans la chambre de Thomas-Louis et m'a lancée sur le lit plusieurs fois de suite. C'était très drôle et j'aimais beaucoup ça. Papa est venu lancer Thomas-Louis à son tour. Nous avions beaucoup de plaisir tous les deux.





Maman a appelé quelqu'un pour louer des vélos pour qu'on puisse se promener sur l'île en famille. Elle ne voulait pas me coucher avant qu'il arrive pour les livrer mais j'étais chigneuse alors elle m'a mise dans mon lit pour que je fasse une petite sieste en attendant.



Moi, j'étais bien prêt à aller dehors avec maman et j'avais très hâte de revoir Cochonnet. J'ai devancé maman sur le chemin et j'ai marché d'un pas décidé jusqu'à la maison de nos hôtes.




Malheureusement, Cochonnet était caché dans la grange, sa maison, comme m'a expliqué maman. Il n'y avait que Vaurien dans l'enclos, mais je le trouve moins intéressant parce qu'il interagit moins avec moi, il est trop loin. Pour passer le temps, et espérant toujours voir apparaître mon ami Cochonnet, je suis allé jouer dans l'aire de jeux.

J'ai joué dans le sable, j'ai grimpé et me suis glissé. J'ai même réussi à me tenir par les deux anneaux.





Je voulais aller marcher sur le Chemin, mais maman avait peur que le gars des vélos arrive et qu'on le manque. Elle aimait donc mieux que nous restions dans la cour. Elle a vu un tricycle et a décidé de me le faire essayer. Elle le tirait pour que j'apprenne à pédaler mais je ne comprenais pas trop le principe et je trouvais ça difficile. Elle a aussi fait avancer le tricycle en me tenant les pieds sur les pédales et en les faisant tourner. Cependant, dès qu'elle arrêtait, je n'étais plus capable d'avancer. Il faut dire que le fait que la cour soit en gravelle (et en pente) n'aidait pas non plus; je n'étais pas capable de prendre mon élan.





Le monsieur des vélos est finalement arrivé avec sa nièce, Bianca. Pendant que maman et le monsieur discutaient de vélos, de remorque et de prix, Bianca et moi ramassions des roches. Elle m'en a même donné. Elle était gentille mais elle ne parlait presque pas et elle a lancé des roches, ce qui n'est pas bien du tout!

Je suis allé au chalet avec maman pour chercher de l'argent pour payer le monsieur, et après, ils sont partis, lui et Bianca. Nous avons attendu papa et Émilie-Anne pour aller faire notre balade à bicyclette.

Papa est venu me réveiller de ma sieste en appelant doucement mon nom. Je ne dormais pas tellement dur et je me suis éveillée tout de suite. J'étais bien prête à partir à vélo et j'étais contente de m'asseoir dans la remorque avec Thomas-Louis. C'était ma première expérience à bicyclette et j'en avais tellement entendu parler en bien par Thomas-Louis, j'avais hâte d'essayer ça!




C'était papa qui tirait notre remorque. S'il avait eu le choix, il ne l'aurait pas fait, mais c'est sur son vélo qu'était installée l'attache de la remorque. Il a donc dû forcer un peu plus que maman pour nous traîner. Hi! Hi!







Je n'ai pas tellement aimé faire du vélo. Il faisait très chaud dans la remorque. Papa avait très chaud aussi, parce qu'il s'était mis en pantalons au lieu d'en bermudas: il ne savait pas trop quelle température il faisait et hier, on gelait ici. Je me suis lamentée un peu et dès qu'on arrêtait (maman s'arrêtait de temps en temps pour nous attendre), je me mettais à pleurer.




Étant un cycliste expérimenté, je peux vous dire que c'est beaucoup plus agréable faire du vélo dans un petit siège. On voit tout, on sent tout... Dans la remorque, il fait chaud, et j'étais trop collé sur Émilie-Anne à mon goût. Chaque fois que papa s'arrêtait, je voulais débarquer, mais on me disait que ce n'était pas le moment.

On s'est rendus jusqu'au bout du chemin, puis on a encore continué, jusqu'à un chemin privé. C'est là que maman a décidé de rebrousser chemin, puis nous sommes retournés chez nous.
Nous avons joué un peu dehors avant le dîner. J'avais trouvé des pétales roses et j'aimais beaucoup les mettre dans mon camion à benne. Maman me soupçonnait de les avoir arrachés directement des fleurs mais je lui ai dit que non. En fait, elle avait raison, et elle l'a constaté lorsqu'elle m'a vu faire. Elle m'a dit qu'il ne fallait surtout pas faire ça et m'a montré les pétales déjà tombés; c'est ceux-là que je peux prendre. Mais ça ne m'intéressait pas et je n'étais pas content du tout de ne pas pouvoir prendre les pétales que je voulais.





Maman m'avait installée sur le gazon avec plein de jouets, mais, comme je voyais Thomas-Louis s'amuser sur la petite galerie, je voulais y aller aussi. J'y suis grimpée plusieurs fois mais mes parents trouvaient ça dangereux et ils m'enlevaient de là assez vite. Thomas-Louis est finalement descendu aussi et est venu nous rejoindre dans le gazon.




Ça a ensuite été l'heure de dîner. J'étais très fâché et je disais que je ne voulais pas manger. J'étais insulté vrai quand maman a voulu me laver les mains. J'ai quand même dû me plier, me laver et m'asseoir dans mon petit banc. Après, j'ai pris trois bols de nouilles. Ce n'était pas vraiment vrai que je ne voulais pas manger...

Encore une fois, en mangeant, je me suis mise à faire caca, ce qui m'a fait pleurer. J'avais plein de sécrétions et je toussais, ce qui inquiétait un peu mes parents. Mon repas s'est donc terminé en queue de poisson, encore une fois.




Pour la sieste, j'ai demandé à papa de se coucher avec moi. Youppi! Il a accepté. Il est resté avec moi jusqu'à ce que je m'endorme. Je crois qu'il s'est endormi aussi, en fait.




Je me suis réveillé en pleurant de ma sieste et maman est venue me chercher. J'ai changé de couche, Émilie-Anne aussi, puis nous avons été prêts à sortir tous ensemble pour voir Cochonnet. J'espérais que cette fois-ci, il soit à l'extérieur de son enclos.

Et il y était! J'ai enfin pu le revoir de proche. Il nous a d'ailleurs salués à notre arrivée en nous disant bonjour.





J'étais très excitée de voir Cochonnet. Je le trouvais beau et je gazouillais en m'agitant. Maman m'a prise par la main et nous le regardions manger pendant que Thomas-Louis répétait sans arrêt "Viens-t'en ici, Cochonnet!"

Cependant, quand il s'est un peu trop approché de moi, j'ai eu la peur de ma vie! Je me suis mise à hurler frénétiquement pour que maman me prenne dans ses bras, ce qu'elle a fait rapidement. Ouf!




En voyant réagir Émilie-Anne, je me suis mis à avoir un peur de Cochonnet moi aussi. Je suis allé voir les moutons, à la place, mais je n'étais pas très rassuré lorsqu'ils s'approchaient de moi et je n'ai pas voulu leur toucher. Je me suis contenté de les regarder de loin.



Après, j'ai voulu présenter Monsieur le Singe à Cochonnet, mais mon singe a eu un peu peur lui aussi. Je crois qu'il trouvait Cochonnet pas mal gros comparé à lui et qu'il avait peur de se faire manger.





Moi, je continuais d'être terrorisée chaque fois que Cochonnet venait un peu trop près du parent qui me tenait dans ses bras. Je poussais des cris lorsqu'il venait renifler les jambes de papa et maman. Ah! Quelle frousse.




Ça m'a changé les idées lorsqu'une auto est arrivée tout près de nous et qu'en sont sortis sept enfants et Anaïs, la soeur de Clara. J'étais très excitée de rencontrer Florianne, sa nièce de 21 mois, je dansais et riais pour attirer son attention. J'avais l'air à l'intéresser aussi.




De plus, nous avions un point commun: nous avions peur de Cochonnet toutes les deux et le surveillions de loin pour être sûres qu'il ne s'approche pas trop de nous. Anaïs a dit à Florianne qu'il n'y avait pas de danger et que les cochons ne mangent pas les petites filles, mais nous n'étions pas rassurées toutes les deux.




Après, Florianne est rentrée dans la maison et je suis allée jouer dans l'aire de jeux avec Thomas-Louis; j'ai joué dans le carré de sable, entre autres.




Il y avait beaucoup d'autres enfants plus vieux que moi, dont Clovis, le neveu de Clara (les autres étaient trois petites filles que je ne connais pas). J'aimais beaucoup les regarder jouer et regarder tout ce qu'ils étaient capables de faire (grimper, glisser de différentes façons...). Je les regardais avec beaucoup d'intérêt.




Ils m'ont laissé me glisser à mon tour et j'étais content de ça. Malheureusement, il a fallu retourner au chalet, car c'était l'heure de souper. Papa est resté avec moi un peu plus longtemps pendant que maman et Émilie-Anne allaient commencer à préparer le souper. Une fois rendus chez nous, je suis resté dehors avec papa, qui se préparait à manipuler le BBQ.

J'étais dans la maison avec maman et je ne trouvais pas ça juste du tout que Thomas-Louis soit dehors, le chanceux! J'ai donc crié et pleuré pour y aller aussi. Maman m'a laissée sortir et j'ai pu m'amuser avec les garçons.




À un moment donné, maman est sortie et a demandé à papa où était Monsieur le Singe. Il n'était pas dans la maison! Nous l'avions perdu! Je regardais partout en disant: "Monsieur le Singe est pas là!" Maman a pensé que nous l'avions laissé près de l'aire de jeux et, bien que j'avais enlevé mes espadrilles et que j'étais en pieds de bas, je suis quand même allé avec elle pour le retrouver. Ouf! Il était bien là, couché dans le gazon, l'âme en peine. Pauvre Monsieur le Singe! J'étais content de le retrouver.

Au souper, je ne voulais toujours pas me laver les mains ni manger. Je n'ai pas mangé beaucoup, je n'aimais pas la sorte de saucisse que maman m'avait d'abord donnée et je n'ai presque pas mangé de légumes non plus, même si c'était de bons haricots et de bonnes carottes du marché.

C'est encore moi qui ai pris mon bain en premier ce soir et ça a mieux été qu'hier. J'avais hâte de lire une autre histoire de pirates avec maman. Finalement, elle m'en a lu trois, plus Lustucru le loup qui pue. C'était bien agréable.



Pendant ce temps, je me battais avec papa pour ne pas aller prendre mon bain. J'en ai crié un coup et pleuré aussi, mais sans succès, j'ai dû me laver et me mettre en pyjama. Une fois bien propre, je suis allée rejoindre maman et Thomas-Louis et j'ai feuilleté quelques pages de Lustucru. J'ai bu un peu de lait et maman est venue me coucher. Je suis allée souhaiter bonne nuit à papa et Thomas-Louis (qui étaient couchés ensemble dans le lit de Thomas-Louis), puis au dodo! J'espère aussi bien dormir qu'hier. À demain!

1 commentaire:

  1. Bonjour les amis !! Vous êtes chanceux d'être allés faire du vélo... j'avoue cependant que d'être collés comme ça dans une petite tente sur roues, ça devait être moyen !!!
    Un cochon, les enfants, c'est comme un chien: c'est super sociable, intelligent et affectueux. Ce n'est pas dangereux du tout !!!! J'espère que vous allez l'apprivoiser avant votre départ...
    Ici hier, Thomas Louis, tu aurais trippé raide ! une petite pelle, des pick-up, des arbres qui tombent et des roches qui voyagent en pelle de tracteur: wow ! Le terrain a l'air d'un immense carré de sable plat...Aujourd'hui, ils coulent le béton dans les trous pour y planter les poteaux de clôture. D'ailleurs, Émilie-Anne, un des travailleurs est pas mal cute, avec ses percings et ses tatoos... il a l'air cool.... je pense que ton père n'aimerait pas ça que tu ramènes un petit gars de même dans quelques années... mais tes tantes cool seraient bien contentes pour toi... hihihi !
    Bon, je vous souhaite une autre belle journée pleine d'aventures !
    ps- TL, Carton est chez nous pour quelques jours avec Perret. Toute à l'heure, ils vont chercher un gros jeu gonflable pour demain, s'il fait beau, Émile va venir faire un tour demain !
    je vous aime, bisous à papa et maman !
    xxxxx

    RépondreSupprimer