dimanche 31 juillet 2011

L'orignal mythique

Grande nouvelle du jour: ma quatrième dent a commencé à pousser! Il s'agit de mon incisive centrale supérieure droite. C'est pour ça que je suis aussi marabout ces jours-ci!
Et que je ne dors pas beaucoup, peut-être. Je me suis encore une fois réveillée très tôt, avant sept heures, et il n'était pas question que je me rendorme. J'étais prête à me lever! Ça tombait bien car on devait aller à la plage, et on voulait y aller le matin. J'ai donc servi de réveil à toute la famille.

Pas à moi, puisque j'étais réveillé aussi. On dirait que je dors de moins en moins longtemps chaque nuit, et mes parents me trouvent très énervé pendant la journée. Hier soir, papa s'est couché avec moi, mais ça m'a pris très longtemps à m'endormir, et je me suis réveillé pendant la nuit (maman a failli débouler l'escalier en venant à ma rescousse), et je me suis réveillé tôt moi aussi ce matin.
J'entendais tout le monde en haut dans la chambre, alors j'ai décidé de monter, malgré l'interdiction d'utiliser ces escaliers. Je suis très bien capable de les monter tout seul, c'est juste que mes parents ont peur que je ne sois pas capable de resdescendre comme il faut. En tout cas, je suis allé rejoindre maman et Émilie-Anne dans le lit pour m'amuser avec elles et c'était bien plaisant.

Oui, c'était très drôle! Maman me chatouillait et je riais aux éclats.

Nous sommes ensuite descendus déjeuner et une fois habillés, nous sommes partis pour... la plage! Youppi! C'était une très belle journée ensoleillée et chaude, une journée idéale!
Mes parents avaient demandé le chemin à Anaïs avant qu'elle parte pour la fin de semaine et ils savaient qu'ils trouveraient le chemin pour la plage juste à côté d'une pancarte avec un orignal dessus. Nous avons roulé longtemps, jusqu'à l'autre bout de l'île, sans voir de pancarte orignal. Maman avait l'impression d'être dans un rallye jeep et elle trouvait ça plaisant. Papa, un peu moins, il commençait déjà à s'impatienter.
Maman a rebroussé chemin et m'a dit de guetter les pancartes, mais j'ai refusé. C'est une tâche de parents, après tout! Émilie-Anne ne pouvait pas aider non plus, puisqu'elle dormait comme une bûche à mes côtés. Rendus proche du phare, maman et papa n'avaient toujours pas vu la pancarte et maman a essayé d'appeler Gérald pour avoir plus de renseignements, mais ça n'a pas répondu. Comme papa et maman savaient qu'on peut accéder à la plage par le phare, ils sont allés se stationner là. Mais papa trouvait que ça avait l'air très loin, trop loin pour marcher avec Émilie-Anne et moi.

C'est là que je me suis réveillée. Papa m'avait sortie de l'auto. Maman a demandé à des gens qui étaient là s'ils savaient où était la plage, mais ils ne le savaient pas. Nous sommes remontés dans l'auto et nous sommes repartis. Maman a vu un chemin avec un semblant de "stationnement" et s'est mise là. Elle se disait que c'était peut-être le bon endroit puisqu'il y avait un chemin qui allait vers le fleuve. Papa m'a prise dans ses bras et maman et Thomas-Louis nous suivaient en arrière.

J'aurais préféré que maman me prenne aussi dans ses bras mais elle traînait notre sac et ne voulait pas. Elle me disait que j'étais un grand garçon et que je n'avais pas encore marché de la journée. J'ai donc suivi dans le chemin boisé, où il y avait plein de maringouins et où je me suis fait piquer (pas autant que maman, cependant).

Papa trouvait qu'on marchait pas mal longtemps et il a dit à maman qu'il ne marcherait pas une demi-heure de temps dans ce chemin. On a rencontré un tracteur et papa lui a demandé les indications pour la plage. Nous n'étions pas à la bonne place et le monsieur lui a dit que c'était où la pancarte orignal, qu'il y aurait des autos de stationnées, etc. Nous sommes retournés à l'auto, mais papa trouvait que maman et Thomas-Louis n'allaient pas assez vite et il m'a donnée à maman pour lui, prendre Thomas-Louis. Nous sommes repartis en auto. Maman gardait le sourire mais papa était de plus en plus impatient. Il a dit que si on ne voyait pas de pancarte orignal, on retournait à la maison. J'étais déçue d'entendre ça car c'était ma première chance d'aller à la plage.


Nous avons continué à rouler sans voir de pancarte orignal. Maman a vu une madame qui travaillait sur son terrain, alors elle lui a demandé où était la plage. Elle lui a dit que tout le monde nous avait parlé d'une pancarte avec un orignal dessus, mais qu'on ne la trouvait pas. La madame a dit que la pancarte orignal n'existait plus. Elle nous a dit que le chemin pour la plage était trois entrées plus loin.
Rendus là, ça n'avait vraiment pas l'air d'un chemin pour une plage et papa et maman n'ont pas osé s'y aventurer de peur d'être encore à la mauvaise place. Il n'y avait aucune auto de stationnée non plus. Nous sommes donc repartis vers la maison. En passant devant le Musée de l'École, où nous devions aller demain, papa a proposé qu'on y aille tout de suite. Maman a accepté mais elle était déçue parce qu'il faisait beau et que c'était plus une journée de plein-air à son avis.

Une visite guidée était déjà commencée mais nous avons pu nous y joindre. J'étais dans les bras de papa et j'essayais constamment d'attraper maman, je tirais ses cheveux et flattais son dos. Elle m'a finalement prise dans ses bras. J'étais contente. Je jouais avec sa boucle de nez, ses lunettes, sa bouche, et je zyeutais d'un air intéressé la montre du monsieur à côté de nous.

Moi, je trouvais ça un peu long. J'étais par terre avec Monsieur le Singe et je voulais aller dehors. Papa est finalement sorti avec Émilie-Anne et moi pendant que maman continuait la visite. Dehors, il y avait une table à pique-nique, où je me suis installé. Papa m'a donné des céréales comme collation. C'était très bon!




J'ai pour ma part joué par terre avec papa et ma doudou. Je me suis bien amusée à jouer dans le gazon et à ramasser des fleurs.





Papa me trouvait excité et trouvait que je n'écoutais pas ses consignes. Je m'éloignais trop souvent de lui et je touchais à plein de choses que je n'aurais pas dû toucher, dont un vieux tuyau et des morceaux de verre qui traînaient. Papa m'a averti plusieurs fois et m'a finalement mis en punition dans l'auto (les portes ouvertes, quand même). J'en ai pleuré un coup, tellement que maman, qui était rendue en haut de l'école, a demandé à papa par la fenêtre si tout allait bien. Moi, je ne trouvais vraiment pas que tout était correct mais maman a fini sa visite, est allée acheter des souvenirs et est ressortie après quelques minutes. Nous sommes repartis chez nous. Pendant que le dîner chauffait, j'ai eu le droit d'aller jouer "au parc" (dans l'aire de jeux) avec maman. Nous avons vu les deux moutons et j'en ai même flatté un. J'ai essayé de leur donner une fleur à manger, mais ils n'en voulaient pas, ils étaient occupés à manger de l'herbe.



J'étais plutôt fatiguée alors j'étais contente qu'on s'en aille chez nous. Je me frottais les yeux. J'avais hâte de dîner et de manger mon pâté à la viande avec du chou-fleur, même si finalement je n'en ai pas pris tant que ça (ces temps-ci, j'ai surtout envie de boire beaucoup de lait). Pour dessert, alors que Thomas-Louis avait droit à des clémentines, je n'ai pas pu en avoir. Je crois que mes parents ont encore peur que je m'étouffe, encore plus ici puisqu'il ne peut pas y avoir d'aide rapidement.


J'étais tellement content de manger des clémentines que j'ai voulu que maman me prenne en photo pour montrer tout mon bonheur.


J'aime beaucoup le goût des clémentines mais je n'aime pas tellement leur petite enveloppe. Je voudrais manger seulement l'intérieur, ce qui n'est malheureusement pas possible. J'essayais de cracher l'enveloppe mais souvent, ça ne marchait pas et je crachais la clémentine au complet. Papa a donc arrêté de m'en donner et j'ai terminé mon repas là-dessus.
Après le dîner, il y avait du balayage à faire et j'ai aidé papa, comme un grand. C'est moi qui tenais le porte-poussière.



Moi aussi je suis allée aider, mais je voulais surtout ramasser tous les morceaux et saletés avec mes mains. Maman ne m'a pas laissée faire très très longtemps. J'ai hâte d'avoir deux ans! (Mes parents - surtout papa -, un peu moins!)



Après avoir bien nettoyé le plancher, nous sommes allés faire notre sieste, Émilie-Anne et moi. Papa s'est couché avec moi et je me suis endormi très vite.



Je me suis réveillée la première après avoir très bien dormi. Papa est venu me chercher en haut et j'ai bu mon lait en attendant que maman descende (elle voulait se changer avant d'aller faire du vélo). Thomas-Louis s'est levé aussi et nous avons mangé une petite collation (des biscottes et des bananes pour lui, des bananes en morceaux pour moi).



Maman a commencé à faire le souper, mais il lui manquait de la farine pour faire épaissir la sauce de son poulet à la bière sans bière. Elle a décidé d'aller en emprunter aux voisins, ceux qui louent la maison pour la fin de semaine. Je suis allé avec elle. Nous voyez-vous tous les deux sur le petit chemin?

J'ai été très content de voir mon ami Cochonnet. Je lui ai dit: "Bonjour, Cochonnet! Comment ça va?" Il ne m'a pas répondu mais maman m'a trouvé très mignon. Je voulais aussi voir les deux moutons. Je ne les ai pas vus et maman s'est fait donner de la fécule de maïs par les voisins. Nous sommes repartis au chalet et nous sommes préparés à partir en vélo. Je voulais amener tous mes amis: Monsieur le Singe, Bruno et ma doudou. Émilie-Anne a amené sa doudou et Éléonore. Maman a dit que papa trouverait la remorque très lourde avec tout ce monde dedans!



Sur la photo, Émilie-Anne a l'air un peu fâchée parce que j'ai mis ma main dans sa figure. Elle est très susceptible...



Thomas-Louis passe son temps à me pousser et essayer de me taper. C'est pour ça que je réagis autant quand il ose me toucher! Ça m'a vraiment insultée qu'il mette sa main dans ma figure... Je me suis quand même calmée vite et nous sommes partis faire notre petite promenade d'avant souper. Il faisait encore beau et chaud, c'était plaisant.



Nous sommes revenus pour manger notre poulet et je suis resté dehors avec papa, sur la terrasse. Je buvais de l'eau en attendant que le souper soit prêt.



Moi, j'étais encore prise dans la maison et je ne trouvais pas ça juste du tout. J'ai pleuré un peu pour sortir et papa m'a prise pour me faire faire un tour de la terrasse, pour que je voie qu'il n'y avait rien de si excitant là.



Pendant le souper, papa a parlé du voyage à Barcelone de maman, alors j'ai voulu écouter la chanson Barcelone de Jean Leloup. Maman me l'a mise et après, je voulais la réécouter mais papa a dit qu'on allait écouter d'autre musique. J'ai dit: "Passe-Partout, peut-être?", et maman m'a mis plusieurs chansons de Passe-Partout, puis de Henri Dès, puis de la Bottine Souriante, et j'avais fini de manger et je dansais sur le plancher.



Je dansais aussi dans ma chaise haute et j'avais bien du plaisir. Je riais et criais. J'ai débarqué de ma chaise haute à mon tour et Thomas-Louis a encore essayé de me voler ma doudou! Grrr! Maman l'a bien puni en mettant Monsieur le Singe hors de sa portée pour deux minutes.



Je n'aime pas du tout quand maman fait ça, même si je sais que c'est un peu mérité... J'en pleure un coup à chaque fois.
Cette fois-ci, Monsieur le Singe était rendu dans son "manège pour singes". C'est papa qui l'a mis là. Même si Monsieur le Singe semblait bien s'amuser là-haut, je pleurais quand même en espérant le ravoir au plus vite. J'ai quand même dû attendre les deux longues minutes.



Je jouais en-dessous de la table avec ma doudou et Thomas-Louis est venu me rejoindre. Je suis capable de me mettre debout en-dessous de la table sans me cogner. Thomas-Louis n'a pas fait attention et lui, il s'est frappé la tête plusieurs fois. Maman lui a dit que ce n'était peut-être pas une si bonne idée de jeu pour lui finalement...
J'ai pris mon bain avec maman mais je n'ai pas pu me brosser les dents, car nous avons perdu ma brosse à dents depuis ce matin! J'en suis fort attristée mais j'imagine que nous allons la retrouver assez vite. J'ai bu mon lait avec papa pendant que Thomas-Louis se faisait lire pour la centième fois l'une des histoires de pirates et Lustucru, le loup qui pue. Maman est ensuite venue me coucher dans mon parc, mais je ne me sens pas très fatiguée même s'il est tard.



Maman est venue me coucher à mon tour et je voulais qu'elle se couche avec moi, mais elle m'a dit qu'elle devait aller s'occuper de mon blogue. Papa faisait la vaisselle alors il ne pouvait pas venir non plus. Maman m'a dit que j'étais un grand garçon et que si j'avais besoin de quelque chose, ils seraient juste à côté. Je crois que ça va être correct, je suis bien entouré.

Je vous souhaite donc une bonne nuit, et j'espère bien avoir l'occasion de retourner à la plage demain ou mardi, si quelqu'un peut nous montrer où c'est exactement!...

3 commentaires:

  1. Ah que c'est un plaisir de vous lire, Poulet et Poulette! J'espère que votre mère ne vous a pas fait rôtir pour sa recette-à-la-bière-pas-de-bière-à-la-farine-pas-de-farine! Thomas-Louis, je trouve que tu es très gentil de t'intéresser au sort de tes amis les animaux! Et Émilie-Anne qui a 4 dents déjà! Ce sera parfait pour croquer ton gâteau de fête! J'espère que vous pourrez aller à la plage demain, même si Réal l'orignal vous a fait faux bond...
    Je vous souhaite une belle fin de séjour, j'ai très hâte de vous voir!
    xxx

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  2. Allo les enfants!
    Je viens de lire la totalité de vos récits journaliers. Je vois que vous passez des bons moments entre frère et soeur à l'Île-Verte! Je m'ennuie beaucoup de vous. J'ai très hâte de vous voir. Profitez-en au maximum! Je vous aime et je viendrai vous rendre visite au retour de mes vacances en France.

    Dites salut à maman et à papa de ma part!
    xxx
    Guillaume

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  3. Allô mes chers petits!
    Enfin ça marche! J'ai essayé des dizaines et des dizaines de fois de vous envoyer un commentaire et rien ne fonctionnait. Mais enfin me voilà à la toute fin de votre voyage sur votre île de pirates, de loups et de brosse à dents magique (seulement celle d'Émilie-Anne par exemple)!
    Vous en avez vécu des expériences agréables, surprenantes et même douloureuses!
    Je pense à vous autres quotidiennement et j'ai très hâte de vous revoir.
    Je crois que vous faites dodo (ou semblant de le faire) à cette heure tardive mais je vous envoie tout de même un gros bisou bruyant.
    À demain matin. J'ai déjà hâte de vous lire.

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